lundi 6 juin 2011

Dead Pop Club - Home Rage



Plus de 10 ans que le quatuor parisien s'évertue à kicker du jazzeux méthodiquement, via une power pop punk redoutable, des concerts endiablés et un album tous les quatre ans. Quatuor, Quatrième album, tous les Quatre ans ? Ca commence à faire pas mal de coïncidences pour que l'on ne se penche pas sur cet album, voir si il n'y aurait pas quelque chose de surnaturel là dessous...

Ce coup-ci les parisiens ont décidé de changer leurs petites habitudes en termes de label et de producteur. Exit Crash Disques, on passe sur une co-prod entres labels du circuit indé : Guerilla Asso, Kicking records et GPS prod ; et côté prod on traverse la manche pour aller voir ce qui se fait chez Chris Gordon (chanteur de Baby Chaos, power pop qui a eu son moment de succès dans les 90's). Alors que Dead Pop Club avait tendance à un peu tourner en rond sur son dernier album en date (Trailer Park, 2006), cette petite remise en question aura eu du bon.

On reconnaît toujours Dead Pop Club dans les 10 premières secondes. Aucune révolution musicale, ça brasse le meilleur de l'emorock, de la pop et de la musique indépendante des années 90, avec comme influences majeures et revendiquées Weezer (des débuts…), Samiam, Texas is the Reason, Foo Fighters, Rival Schools ou Nada Surf.
Mais les singles en puissance sont bien présents, il n'y a qu'à se servir… "Freaks and Geeks" restera scotché dans un coin de votre tête un moment, "Photograph" est une petite pépite d'emorock millésimée French Touch, "Super Loser" devrait vous rappeler votre adolescence et vos premiers râteaux tandis que "So you think you can dance" fera faire remuer les orteils les plus récalcitrants !

Les quasi-seuls survivants de l'emoglam connection reviennent donc au meilleur de leur forme, un album regorgeant d'une énergie de trentenaires restés bloqués quelques années en arrière qui ravira l'emokid dormant au fond de chacun d'entre nous !

mardi 31 mai 2011

Worn in red - in the offing



Mieux vaut tard que jamais ! Worn in Red sort son premier album fin 2009 chez le label de Gainesville No Idea et envoi un bon coup de panard dans la fourmilière. Alors que tout le monde se branle sur une vague screamo qui se mord la queue depuis belle lurette, le quatuor originaire de Virginie rajoute à ce courant une noirceur hardcore poisseuse et une force de frappe qui fait toute la différence…

A la manière de leurs label-mates Glass & Ashes ou feu-Planes Mistaken For Stars, Worn in Red jouent un punk rock émotionnel enrobé de chants caustiques et plus décapants que du Destop. Ici, aucune démonstration technique ou branlage de manche, on opte pour de l'efficacité et de la puissance à l'état brut ! Tout l'album oscille entre éléments punk rock, hardcore, post punk, screamo et emo, sans jamais tomber dans le cliché de l'un ou de l'autre, mais toujours en prenant le meilleur de chacun.

"Vital Joys" met tout de suite dans le bain : 1 minute et 30 secondes de tabassage en règle, apnée sonique appuyée par des guitares s'entremêlant jusqu'à suffocation. Un break salvateur nous laisse reprendre notre souffle in-extremis, et l'on replonge directement dans les abysses de "Piled like bricks", parfait exemple du savoir-faire de Worn in Red. L'oxygène se dissout dans le sang, la pression ne fait qu'augmenter à mesure que l'on plonge dans cet album : une intro faites de riff saccadés, un couplet mélodique bercé de voix écorchées et un refrain dévastateur nous traînant au plus profond du cercueil que Worn in Red nous a taillé sur mesure…
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Heureusement pour nous, la force de In the Offing se trouve dans toutes ces respirations que le groupe a parsemé dans leur musique ; les moments plus mélodiques du chant (sur "And You Knew" ou "When people have something to say") et l'alternement entre les deux chanteurs, ou les parties instrumentales ("Resigned, Not Resigning", "As Best We Can") contribuent grandement à la réussite de cet album, et permettent aux passages pieds au plancher d'avoir bien plus d'impact tout en offrant à l'auditeur quelques bouffées d'air.

En écoutant ce Lp les yeux fermés, on a aucun mal à s'imaginer face au groupe dans une salle obscure du fin fond des Usa… Un voyage qui ne devrait pas vous ruiner !

http://worninred.bandcamp.com/

dimanche 1 mai 2011

STETSON! Tour Report 2009/2010

Quasiment pas de concerts depuis un an et demi, la faute à un batteur étudiant (prépa l'an passé = très peu de musique), à un changement officiel de bassiste (dragoule ayant préféré aller cruiser en Allemagne pour y terminer sa thèse sur les cailloux plutôt que loser à clermont à nos côtés) et à la préparation de notre premier album.

Depuis Mai 2008 on a donc uniquement fait une date au Ratpack en mars 2009 (une fois n'est pas coutume, on a pas fait un concert trop à chier à la maison), et à Thiers avec the Flatliners et Radio Maquis durant l'été (organisé par les potos de Foolish, sous un barnum à la gitane, concert très passable juste avant lequel Mathvein, qui a fait la tournée début 2008 à nos côtés et à donc remplacé Dragoule par la suite et enregistré l'album avec nous, nous annonce que c'est son dernier concert).

Ce qui nous emmène à début Septembre, où Martin pars en école d'ingénieur à Strasbourg, l'album est quasiment fini (master et artwork en cours), et on a plus de bassiste ! Comme à chaque fois (ça commence à devenir trop souvent ces temps-ci) qu'un membre de Stetson quitte le groupe, un heureux hasard nous aide à retrouver quelqu'un de bon, motivé, équipé, et disponible assez rapidement.
Quelques semaines avant que Math n'arrête, je croise Yogui (ancien bassiste de Sexties & Aftersun) qui me demande si un groupe recherche un bassiste, son bassman et sa rickenbacker sont au repos depuis trop longtemps à son goût... Je rappelle donc le bougre quelques jours plus tard pour lui proposer le poste et l'affaire est dans le sac !

29 octobre 2009 - Saint-Etienne (Thunderbird)

On se calle deux jours de répètes intensives dans le bunker (une vieille cave à fromage, local mythique où répétaient les Real Cool killers, plan gracieusement lâché par les potes de Hill Valley) histoire de rôder le set et surtout de jouer avec Yogui, et après un dernier set jeudi 29 en début d'aprem, on trace sur Saint-Etienne ! (je vous épargne les galères pour trouver un véhicule, ce coup-ci on la joue en jumpy, pas assez grand pour rentrer la batterie, mais de quoi caser trois 4x12 et un homme à tout faire aka Mike Mulligan, guitariste de Sinner Sinners et chanteur guitariste de feu-Set you on fire).

On s'était rencardés au Thunderbird vers 18h, on part un peu tôt de Clermont anticipant les bouchons de l'autoroute et la pinaille pour retrouver le lieu de concert. Résultat on a une bonne demi-heure d'avance sur le timing, et on trouve même une bonne place de parking à proximité ! Le temps d'instaurer un nouveau jeu pour savoir qui conduit (et donc s'abstient de boire) ce soir, via l'application iphone roulette russe, et d'improviser un apéro de début de mini tour devant le bar (plus d'un an et demi qu'on est pas réellement partis, autant dire qu'on attendait ça avec impatience) qu'arrive le chanteur de Sunnydale, le groupe stéphanois qui organise la date !

On s'est en fait incrustés sur le plan, nous devions initialement jouer à Lyon avec 95-c et un groupe strasbourgeois dont j'ai mangé le nom, mais la date étant tombé à l'eau, l'amitié clermonto-stéphanoise a permis de nous sauver la mise.
C’est donc une étape du fameux kicking tour (4 personnes dans un van = 3 groupes, pendant 3 semaines) que nous ouvrons ce soir, l'occasion pour moi de recroiser Sam et de découvrir sur scène Teenage renegade et Billy gaz Station (Billy the kill ne jouant pas solo ce soir). C'est également l'occase de revoir nos amis et camarade de split les Panther Party ! Nos dernières dates communes remontent presque à deux ans en arrière, j'ai l'impression que c'était il y a 6 mois...

Bref installation du matos, très bon catering à bases de succulentes quiches, salade de pâtes et vin rouge, taillage de bout de gras avec Matgaz, Billy et Sam, et c'est déjà Sunnydale qui attaquent. Je ne verrais malheureusement pas leur show étant aux entrées tout le long, ceci dit le son avait l'air massif et rentre dedans, de la power pop avec une grosse attitude punk, plutôt efficace !

A nous de prendre les rênes de la soirée. Pas mal d'amis présents dans la salle, on fait au mieux et ça passe pas trop mal. Pour ma part le set est difficile, j’entends beaucoup trop ma voix à mon goût et ne suis pas du tout à l'aise, ça ne m'aide pas à éviter de nombreux pains. Pour Yogui ça passe comme une lettre à la poste. Bref premier concert depuis un bail, jamais une grande réussite mais il faut bien passer par là !












Enchaînent Teenage Renegade, le groupe de Sam et de sa femme Erin. Sam s’énerve un peu croyant que je lui ai fumé son baffle (juste un problème de tension sur une prise), puis ils attaquent le show. J'avais pu jeter une oreille sur ce nouveau projet, de la bonne pop punk dans la lignée des autres projets de Sammy, avec une chouette voix, mais malheureusement trop répétitif et moins catchy que les anciens groupe de Sam. Je check tout de même le split Teenage Renegade / Billy Gaz Station, spécial Kicking tour ! (qui se révèle bien cool, de la pochette au contenu)


Billy et Mat montent ensuite sur les planches, accompagnés de Sam à la basse, pour envoyer leur power rock 70’s. C’est bien torché, bien joué, mélodique et couillu à la fois, seul hic à mon goût un set un poil long. Les gars tournent comme des sauvages et ça se ressent, tout est réglé comme du papier à musique…
La fin de soirée se déroule sans encombres, on discute gentiment devant le rade après avoir rangé le matos. Sam et Erin veulent aller se pieuter et le font savoir, nous interrompant en plein débat série télé avec Matgaz et Billy !! On est donc résigné à faire la même chose, on est accueillis (comme des rois) encore une fois chez notre pote Guill des Panthers, repas de minuit et retours sur des anecdotes communes croustillantes !

http://www.myspace.com/xsunnydalex

http://www.myspace.com/teenagerenegade


http://www.myspace.com/billygazstation




30 octobre 2009 - Strasbourg (Stunt Area)


Le lendemain on joue à côté de Strasbourg, à Illkirch Graffenstaden pour être plus précis. Lieu immense, magasin de moto la journée bar et concerts le soir, on dort dans une baraque accolée au hangar le soir même. C’est Emy, la co-gérante qui "organise" la soirée, 4 groupes dont on a eu les noms au dernier moment, un fly que l’on a du faire nous même et qui a pas vraiment été diffusé, aucune communication au niveau du matos, bref du bon boulot ! On mange à notre faim c’est déjà ça, puis la pinaille commence.

Quand on sort de notre repas, la salle est déjà à moitié pleine, et personne ne s’occupe des entrées. On s’en étonne un peu et posons la question à Emy (rappelons qu’on avait négocié un door deal), qui nous répond le plus innocemment du monde " non mais les autres groupes ont préféré faire entrée gratos !"...

Impeccable, on se retrouve donc obligé de faire l’entrée nous même, et d’aller quêter auprès de toute la salle pour récupérer les entrées de tout le monde…
Les groupes avec qui nous jouons n’ont pas grand-chose à voir les uns avec les autres, on commence par un clone de Metallica (-non je peux pas te prêter ma batterie je joue sur une double grosse caisse-) qui se casse direct après avoir joué, puis Mellysmell, finalement l’artiste a plus sympa de la soirée (chanson française à texte avec une jolie voix), et Baobab project, trio assez ambiant/post rock qui jouent bien, et viennent réclamer des sous des entrées (eux même qui voulaient une entrée gratos à la base). Bref, soirée un peu perrave, pas la première, ni la dernière !

Pas mal de copains sont ici (la clique d’Erstein, les Electric suicide club), et nous ne pourrons même pas honorer leurs gentilles invitations (dodo+fête chez les premiers, finissage de son poids gagné en bière après un concours d’air guitar la veille pour le batteur des second !), Bounce étant malade, et les autres plutôt dégoutés par cette soirée…
Shit happens !


31 octobre 2009 - Paris (Cantine de Belleville)



Nouvelle date à paname, co-organisée par notre grand copain bougnat/parigot Madfab (basse Nothing New, For a second, Mon autre groupe, Poésie Zéro, Maladroit…). On est bien contents de revenir ici, même si date à Paris rime avec pinaille. La cantine de Belleville est un petit peu plus grande que le Relais de Belleville, mais ce n’est tout de même pas folichon ! Petite cave où son et température risquent de pas être bien vivables ce soir !

Nous rencontrons Doonot Disturb, en tournée mais qui se sont fait planter sur les ¾ de leur dates, les parisiens de Fringale, et le reste de For a Second (même si nous les connaissions déjà via d’autres formations pour la plupart !). Pas mal de copains présents ce soir également, dont la moitié des copines du groupe, et Junior notre premier batteur !

Je n’arrive pas à rester dans la cave tout le long, mais d’en haut, les groupes envoient bien. Mention spéciale au punk hxc de Fringale et au hxc mélo survitaminé de For a second et leur nouveau chanteur (Grange, également chez burst one’s side). Pour notre part, son inaudible et sueur qui piquent les yeux, cool !





Retour chez ma copine où l’on monte tout le matos avant de s’endormir épuisés ! (Bounce et Mike auront choisis la mauvaise option : fin de soirée avec Junior, fête chez des amis, couchés à point d’heure et des valises sous les yeux le lendemain…)

Rendez vous près du jumpy pour charger et manger, avant de prendre la route du retour sous la pluie…


http://www.myspace.com/lesdoonutdistur


http://www.myspace.com/fringalelegroupe


http://www.myspace.com/forasecondmusic



23 janvier 2010 - Le Teich

Soirée au profit des restos du coeur. On part en Jumpy encore une fois, avec Dudul (batterie Araban / the Barbed wire brothers / High command, guitare Tony Wanks) en roadie deluxe ! Martin nous rejoint direct de Strasbourg en train (un loooong trajet). Plus que tétris pour caser tout le bordel, mais on finit par y arriver ! On se rend même compte une fois à bon port qu'on a embarqués une caisse claire en rab, appartenant à Dude (qui est accessoirement mon colocataire).

C'est la première date que nous trouve Chris After Before, notre tourneur depuis peu ! Ca a du bon de trouver un label, qui te trouve un tourneur, qui te trouve des dates ! C'est un peu mieux payé que ce à quoi nous sommes habitués et on dort à l'hôtel, la première fois depuis qu'on a attaqués ce groupe il y a 5 ans... Petite larme, on s'embourgeoise !

Chris nous a fait le plaisir de venir jusqu'ici avec sa femme (ils habitent à Fumel, un peu plus au Sud...) pour nous voir en concert et taper la causette ! (en vrai ils ont aussi rendez-vous avec un autre groupe de leur roster demain, les libournais de Basement !)

L'aprem est un peu longue, c'est la première fois qu'ils organisent un concert pour les restos du coeur donc ce n'est pas encore très en place, mais on prend notre mal en patience avec quelques bières et la projection de Rock'n'roll High school. Ce genre d'initiatives ne court pas non plus les rues donc on est contents d'en faire partie.

Malheureusement pour eux et nous, une fois les deux groupes du coin ayant joué, il ne reste plus grand monde pour écouter Osso Bucco (de Bordeaux) et nous... On essaye d'envoyer devant une salle bien vide, y'à tout de même quelques amateurs alcoolisés devant, toujours bon à prendre !







La fin de soirée est un peu triste, l'orga étant déçue du manque d'affluence. Nous finissons dans notre hôtel à mater des films érotiques en finissant les bières récoltées au concert... Dur.

Le lendemain, nous allons gravir la dune du Pilat avant de déposer Martin à la gare, et d'aller nous taper un bon gros Moules-Frites. Retour sous la grisaille et la pluie un peu triste...



11 février 2010 - Paris (Nouveau Casino)



L'album est officiellement sorti (il était déjà dans les bacs de Spliff depuis quelques jours, si on peut gratter des sous à ces distributeurs qui ne servent à rien on ne va pas s'en priver !) depuis une dizaine de jours ! Nous embarquons sur trois dates promo organisée par Pyromane, avec Gâtechien et Tokyo sex destruction, les deux autres sorties du label clermontois.


Ça promet d'être une grosse colonie de vacances et un sacré merdier, heureusement que ça ne va durer que 3 jours... Après récupération du camion de loc et chargement la veille, nous avions tous rendez-vous dans Clermont au petit matin, direction Paris. Avec le pot qu'on a, il s'est mis à neiger toute la nuit pour complètement bloquer cette putain de ville au petit matin... 200 coups de fils plus tard on essaye de s'organiser, Bounce et moi rejoignons Yogui, chez qui le camion est garé, et prenons notre mal en patience pour traverser la ville à 5 km/h, tout est bouché...

On récupère Manu et Tad de Pÿromane, notre ingé son Pascal, puis Martin et notre ami roadie Mike à la sortie de la ville.
On aura mis une heure et demi pour atteindre l'autoroute, on est sauvé ça roule enfin...
Pas de temps à perdre, on trace pour être dans les temps pour les balances et tout le merdier au Nouveau Casino. Comme d'hab, c'est le bordel pour circuler et se garer à Paris, du coup on décharge à la va-vite et j'oublie le transfo externe de mon ampli sous un siège, obligé d'aller chercher ça à pattes pendant les balances...

On fait la rencontre des Espagnols et de Gâtechien, tout le monde est assez excité par le concert de ce soir. Le Nouveau Casino est une salle très cool, pas trop grande (mais scène un poil haute et loges inexistantes). Le problème avec les concerts à Paris, c'est qu'il y a toujours 10 000 personnes à voir, et ce n'est jamais possible en même temps... Bref on jongle entre auvergnats exilés, famille, amis musicaux, etc.

On joue super tôt, aux alentours de 19h30... La salle est assez vide au moment de monter sur scène. C'est probablement la première fois qu'on joue dans une vraie salle en tant que Stetson (avec des retours et tout le toutim), un peu impressionnant pour les rookies que nous sommes. On a un peu un balai dans le fion mais ça se passe tant bien que mal... Une date à Paris est rarement quelque chose de très agréable je trouve. Je ne sais pas si ce sont les conditions d'accès à la ville ou le public blasé mais ça me laisse toujours ce goût amer en bouche.








Derrière nous Gâtechien envoient du lourd et arrivent à captiver la salle à 2, ils sont bien impressionnants et donnent sûrement le meilleur concert des 3 dates. Tokyo sex, un peu déçu par contre, ils ont perdu leur garage soul des débuts au profit d'une musique un peu psychédélique assez énervante par moment...
On va garer le camtard avec Martin dans un sous sol près de Bercy, et on rentre à pattes jusque chez ma copine dans le 15e faute de transports nocturnes… vive Paris.


http://www.pyromanerecords.com/


http://www.myspace.com/gatechien

http://www.myspace.com/tokyosexdestruction


12 février 2010 - Macon (Cave à musique)

Tout le monde s'est donné rendez-vous à Bercy pour récup le camion et tracer jusqu'à Macon. La route se passe sans problèmes (on fait des courses avec Gâtechien) et nous arrivons assez tôt, les espagnols ont déjà balancés. La salle est superbe et l'accueil royal, ça fait chaud au cœur de jouer dans ce genre de lieux, tout de même ! On joue encore en premiers, et la salle peine à se remplir…


Il y a tout de même une rangée de jeunes devant, le reste du public se terrant désespérément en fond de salle, devant la console.

Pas grave, on apprécie bien plus qu'hier même si c'est un peu la fête des boulangers ce soir. En plus, Pascal Power Mondaz nous accompagne depuis Paris, et du coup on a le son le plus barbu de France !


Derrière, Gâtechien et surtout TSD envoient un set formidable. On fait une itw pour une radio du coin où l'on raconte quelques conneries (je crois que le set de ce soir y a été en partie retransmise, aïe !), et on passe le reste de la soirée à faire une sacrée teuf !
Résultat à la fermeture des portes on se scinde en deux groupes, l'un va gentiment se coucher, l'autre continue d'écluser des mousses jusqu'à plus soif, en compagnie du roadie de Gâtechien, Steve (Mind the Gap, Robot Orchestra, Brilliance book).
La cuite !



13 février 2010 - Clermont-Ferrand (Coopérative de mai)


Réveil immonde.
Alors que le réveil sonne, quelques heures à peine après que nous nous soyons couchés, mon crâne me fait savoir que j'ai légèrement abusé hier soir… Notre chambre d'hôtel est superbe, le lit confortable au possible et il est bien trop tôt pour se réveiller !
Je retarde l'échéance au maximum et pars me doucher après Bounce, j'ai le visage verdâtre… Entre temps je me suis fait chourrer mes pompes et descend les récupérer au petit-déjeuner ou tout le monde ricane ! Problème un peu plus grave, je n'ai plus du tout de voix ! Je ne sais pas si j'ai trop braillé cette nuit ou pris froid (sûrement les deux), mais le résultat est là.
On repars direction Clermont, et le comble c'est que je dois conduire, alors que je suis blanc comme un cachet d'aspirine et que j'ai un mal de crâne pas possible… La raison à cela, c'est que Manu pyro, l'autre chauffeur, s'est couché à 6h à Paris et hier, encore pire que moi !!
En chemin on croise la maréchaussée qui fait arrêter le camion pour y jeter un œil et nous demande de regonfler les pneus (haha), j'avoue que je redoutais un peu le contrôle du taux d'alcoolémie !

A Clermont, on trouve une solution à mon problème de non-voix (Bounce n'a pas toute la possession de ses moyens non plus !), notre pote Chris qui chante dans the Elderberries a déjà eu ce genre de soucis et s'était fait illégalement proscrire des pilules de cortisone. Ce n'est qu'une solution temporaire qui devrait même abîmer un peu plus les cordes vocales si l'on tire trop dessus, mais ça fera l'affaire pour ce dernier concert…

En attendant je ne prononce plus une seule parole et bois beaucoup de thé au miel brulant. C'est la première fois que nous jouons à la coopé, à la maison, devant tous les copains et connaissances. C'est aussi la sortie de l'album que nous fêtons, même si nous aurions préféré une vrai release party dans les règles de l'art.
Pour l'occasion, nous jouons deuxième, et Gâtechien ouvrent superbement la soirée, comme à leur habitude. Pour nous, tout se passe bien malgré des voix extrêmement faibles et souvent fausses… La cortisone aura tout de même bien limité les dégâts ! Pascal n'a pas pu nous faire le son et c'est Rémy aka Robert Dream qui nous vend du rêve.






Fin de soirée, nous sommes crevés mais nous rendons avec plaisir à la table de merch croiser tout le monde ! Tokyo Sex Destruction a beaucoup marqué les esprits à Clermont, beaucoup de gens les attendaient ce soir. Une bonne partie seront un peu déçus, pour les mêmes raisons évoquées plus haut, mais nous saluerons les catalans avec une petite pointe de tristesse…
Nous finissons la soirée dans les loges avec des Gâtechien scandaleux, fidèles à leur réputation…

Brokken Roses - Dick Reverse




Tu prend Pit Samprass, le chanteur/guitariste de Burning Heads, tu rajoute le bassiste et l'un des guitaristes de Gravity Slaves, le batteur de Brigitte Bop... et t'obtient Brokken Roses, dream team orléanaise qui lorgne vers le rock à papa Californien.

On nous annonce une déferlante de riffs sudistes, d'ambiances stoner-rock et de tempos qui suintent la graisse de moteur ; au final, on se retrouve avec un album de punk-rock moins roulette que du Burning heads, un son qui sort tout juste de sa première vidange, le tout un peu trop expédié -de la pochette pas vraiment transcendante aux morceaux inégaux en qualité-.

Alors certes, les fans de Burning Heads y trouveront toujours leur compte grâce à la voix passe-partout de Pierre, et une poignée de titres qui n'auraient pas fait tâches sur un album de ces derniers, tels que "Do you really love" dont le tempo s'excite un peu, ou "Life can be good" qu'on imagine tout droit sorti de Taranto (2003). Pour les autres, Brokken Roses a tout de même pensé à pondre quelques titres imparables au refrain ultra efficace ("Gonna shoot mum" et "Brokken Been" en tête).

A côté de ça, le quatuor s'inspire aussi bien du blues ("Ain't got love", "Brain in a box", "the Devil"), que du fameux stoner ala Fu Manchu / Queens of the Stone Age ("the Bubble", "I'm coming", "I can go"), ou tout simplement d'un rock indie aux consonances très 90's ("Hell can't be worse", "Say Goodbye").
Chacun arrivera donc à chopper quelques titres qui le botte dans le lot, mais on regrettera que la diversité des influences qui transpirent sur cet album ne soit pas un peu plus digeste à la sortie.

Pour mettre tout le monde d'accord, le gang reprend brillamment le "Kids in America" de Kim la Sauvage en fin de disque, et on essaiera de se rattraper sur les concerts du groupe qui promettent d'être chargés en testostérone.

http://www.myspace.com/brokkenroses

samedi 30 avril 2011

Ravi - Masses



Il y en aura toujours, des groupes comme Ravi. Des princes du punk-rock, condamnés à écrire des tubes chaque année, tout en sachant que seulement une poignée de chanceux et/ou curieux porteront leurs oreilles dessus.
La faute à quoi ? Nés au pays de la variété imbuvable, rattrapés par la vie et ses obligations économiques, ou tout simplement manque d'intérêt des labels ? Peut-être un peu des trois…

Toujours est-il que les Caennais nous pondent encore les meilleures chansons emo punk de l'année, et mettent tout le monde d'accord en 5 petits titres. Ils continuent discrètement leur bout de chemin, après plusieurs démos et eps, deux albums et deux splits.
Du "For the masses" ouvrant l'Ep, petit bijou d'emorock sirupeux, à "Cursing Concrete" appuyé par Monsieur Chuck Ragan himself au chant (Hot Water Music), Ravi fait à nouveau un sans faute.

Les deux voix se complètent toujours à merveille, allant chercher des mélodies plus accrocheuses que jamais (le refrain de "Broken Home" est garantit 100% frissons), appuyées par une instrumentation au meilleur de sa forme : rythmiques simples mais originales (l'intro de "Spent years" en est un parfait exemple), arpèges et nappes de guitare de toute beauté, et structures alambiquées avec le plus grand soin.
Avant de laisser la conclusion de cet Ep à la puissante voix de Chuck Ragan (une reprise de Rumbleseat, groupe acoustique monté il y a quelques années de cela avec son camarade Chris Wollard), on redécouvre "Bluescreen" en version électrisée (l'acoustique était dispo sur Go Folk Yourself, compile éditée par Guerilla Asso) pour notre plus grand plaisir.

On le dit depuis le départ, Ravi est probablement ce qui se fait de mieux en terme de punk rock/emo au niveau Européen. Criez le sur tous les toits et empressez vous de découvrir toute leur discographie !

Album disponible en téléchargement à prix libre ici :
http://ravi.bandcamp.com/

jeudi 23 décembre 2010

Vistalegre - s/t



Pour tous ceux qui suivent de près l'évolution de la scène indie espagnole et de son label phare Bcore (qui fêtait cette année ses 20 ans d'existence !), l'arrivée de cet album sonne comme une bénédiction ! Vistalegre n'a beau en être qu'à son premier album, le trio composant le groupe (deux exs- No more lies + un Nueva Vulcano) laisse présager un Lp de qualité supérieure.

Les aficionados sauront donc à peu près à quoi s'attendre avant d'enfourner la rondelle : du rock 90's inspiré et vitaminé, couplé avec du punk rock indie du plus bon goût. Et ça ne rate pas, dès les premières notes de "I trusted you". Le basse-batterie pousse au cul, laissant de la place à des mélodies catchy au possible et une voix qui tient la barre bien haute : cet album va vous rester scotché à l'encéphale pour le restant de la journée !
Le trio a bossé dur pour nous envoyer tube sur tube ; "L'Ebre" fait couiner des notes dissonantes à la six cordes et balance un refrain aussi mélancolique que fédérateur. Parmi les autres morceaux imparables, on notera les petites pépites que sont "Sea smell" (difficile à croire que ce morceau ne vient pas tout droit de Washington DC...), "I just discovered" et son refrain aussi jouissif que simple, à base de "yeaaaah yeaaaah yeaaaah !", ou la bien envoyée "Divers".

Ce premier jet est donc une réussite de A à Z, Vistalegre a su puiser dans ses influences aussi larges qu'éclectiques des ambiances plus pop ("Feed the sound", "All the way down", "Wires"), Indie-rock avec d'énormes refrains ("the Recipe", ou "Fireworks"), tout en semant des singalongs à tout va ("Jesus d'Ouro", "Industrial times")... Ils se permettent même le luxe de clôturer ces 30 minutes de bonheur avec "Deaf", bricolage semi-acoustique parfait pour se reposer les tympans.

Alliant la fougue de Quicksand, Hüsker Dü ou early Foo fighters à la délicatesse et au savoir-faire mélodique the Posies ou Nada Surf, Vistalegre vient de nous pondre la bande-son de l'été à venir, rien que ça !

http://www.myspace.com/vistalegre

jeudi 9 septembre 2010

The early grave - st



Venant de nulle part et sans crier garde, un quatuor originaire de Lorraine risque bien de s'imposer dans l'hexagone, en parfait héritier de la scène emorock française des années 2000 (Second rate, early Flying donuts, Sixpack, the Pookies,…) et de leurs grands frères américains, Hot Water music, Samiam ou Jawbreaker.
Ils ont mis les petits plats dans les grands pour un premier Ep : enregistrement au studio DBDC par leur ingé son de batteur (également responsable du son d'Aghostino ou de Joey Jeremiah), Artwork par le talentueux Brian Cougar, le tout pressé sur un beau vinyl 10 pouces, livré avec le cd dans la pochette ! Le résultat est plus que satisfaisant, flattant les yeux et les tympans. Le groupe nous livre donc un croisement électrisé de punk rock mélodique, d'emorock, et de post hardcore, sans oublier son indispensable flot de mélodies sirupeuses, aussi bien alimenté par le croisement des deux guitares, de la basse, que des voix des frangins Massul. Les variations de tempos, breaks et autres stop and go sont parfaitement maîtrisés, renforçant encore l'équilibre entre mélodie et énergie ! Au final, il n'y a pas grand-chose à redire sur ces 6 morceaux, si ce n'est une linéarité un peu trop poussée des voix et un léger manque d'originalité du fait de leur manque de recul (le groupe n'existe que depuis 2009).
Une reprise du "Sailor man" de Turbonegro récemment posté sur leur site internet laisse entrevoir des influences plus larges pour la suite des aventures, qui s'annonce burnée… A bon entendeur !


http://www.myspace.com/theearlygraveband