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lundi 15 septembre 2008

Village – 3 songs

Première prod pour 3 des anciens Electric vein, avec l'ancien batteur de Breaking strain. La came est super bonne ; jolie pochette, c'est bien produit, les guitares sonnent à mort, la batterie aussi et on a le droit a de chouettes samples. Par contre la voix est toujours un peu trop monotone, bien qu'elle se fonde parfaitement dans la musique. C'est plus screamo qu'Electric vein, ça me rappelle un peu Jairus.
René et Seb sont super complémentaires à la guitare, la batterie est inventive et ça donne 3 chansons réussies avec des breaks bien sentis, de toute façon ça vient de Lezoux donc ça s'écoute les yeux fermés ! Depuis la galette, un seul concert au compteur et le groupe est malheureusement en stand by suite à de multiples changements de personnels…
www.myspace.com/villagetheband

the Twisted minds – Neo dogmas

On avait laissé les quatre annéciens il y a quelques années. Leur premier mini album “ambitions & disillusions” (2003), avait alors fait connaître le groupe et leur label Youth way records, géré par Alex (guitare). Pas mal de chemin a été accompli depuis : ils ont beaucoup tournés (France, Suisse, Allemagne, Espagne, Brésil, ...), voyagé chacun de leur côté, et leur musique s'est beaucoup nourrie de toutes ces expériences.
On navigue ici sur un punk-rock teinté d'influences plus heavy (ces solos et gimmicks de guitare !), avec quelques relents hxc ou emorock. La musique des Twisted minds est très technique, parsemée de breaks, ponts et changements de rythmes. L'ensemble reste très mélodique et digeste, aucune chanson ne tourne en rond ou ne donne l'impression d'avoir déjà été entendue et les 14 brûlots qui composent ce “neo dogmas” s'écoutent d'une traite. L'influence la plus flagrante est toujours Propagandhi mais les français ne se contentent pas de parodier bêtement le groupe canadien, leur punk-rock transpire la sincérité et l'intelligence. Autre influence également revendiquée, les espagnols de Gas drummers ; la même richesse dans les suites d'accords et dans les mélodies habite le quatuor annécien. Enfin, comment ne pas évoquer l'artwork, et les paroles / thèmes des chansons, appelant l'auditeur à reconsidérer son point de vue sur le monde dans lequel nous vivons actuellement. Pour moi un des meilleur album reçu en 2007, qui a tourné en boucle un bon moment dans mon lecteur.
www.thetwistedminds.com

Torëto – ep

Derrière leur nom bizarre, les deux clermontois nous livrent enfin leur premier véritable effort discographique, après quelques démos autoproduites et un changement de batteur.
Ca aura valu le coup d'attendre vu la richesse de ces 4 titres ! Le packaging sérigraphié est chouette, et la petite cassette à l'intérieur devrait sévèrement dépoussiérer vos vieux autoradios...

Enregistré à Montpellier au NTC studio par Mathieu Croux (anciennement guitariste de Goodbye diana), le son retranscrit assez bien ce que peut donner le duo sur scène : un rouleau compresseur torturé et bien malsain.
Dès le premier morceau How to jigsaw your local thug, on navigue en eaux troubles, entre un hardcore métallisant ala Converge / Botch / Refused, des nappes plus noise dans l'esprit de Unsane / Taint ou plus près de chez nous Sleepers, et un math-rock sévèrement burné dans l'esprit des chicagoans d'American heritage ou des premiers Don Caballero.
Et ce mélange détonnant continue jusqu'à la face B et l'outro-riff-de-l'année du tube Chambranle.

Structures intorchables, rythmiques épileptiques et jeu de guitare incroyable (sur un ampli guitare et un ampli basse reliés par la volonté du saint-esprit, et pas mal de talent et d'imagination), ils surprennent à chaque break, avec un riff ultrapuissant, un gimmick de batterie impressionnant, et on se demande comment il est possible de faire autant de bruit avec classe seulement à deux !

Il est difficile de se faire une opinion en seulement 4 chansons, mais il y a fort à parier que la suite de l'aventure Torëto s'annonce brillante...
Hardcore noisy de haute volée à découvrir !

http://www.myspace.com/toretoband

Thunder express – republic disgrace

Deuxième effort du groupe de Robert Dahlqvist (guitare chez hellacopters), beaucoup plus poussé et personnel que “we play for pleasure” qui marchait trop dans les traces de son groupe principal. Il s'est entouré de la crème suédoise pour composer et enregistrer cet album, le résultat est plus que satisfaisant : 11 pépites qui se laissent fondre sous la langue ; du rock minutieux qui réserve une nouvelle surprise à chaque écoute.
www.thunderexpress.se

split Flying donuts / the Joystix – this machine makes loud records

Nouvelle prod Kicking records, Mr Cu, à l'origine du label, à décider de mettre un bon coup de collier et enchaîne les sorties.
Je suis vraiment déçu par celle-ci pour être franc, autant par le visuel vraiment vilain que par le contenu. Flying donuts m'avait laissés sur ma faim avec leur deuxième album et ils remuent un peu le couteau dans la plaie avec ces 5 nouveaux titres entre rock'n'roll de pas très bon goût, glam rock et touche “emo”. On est assez loin de la décharge électrique que m'avais foutu l'écoute de “last straight line” ou de leur split avec second rate. Ce sont d'excellents musiciens qui tournent beaucoup et depuis un moment, mais j'ai vraiment trop de mal avec ce qu'est devenu ce groupe, et le seul titre sauvant l'honneur est “runnin to survive”, déjà présent sur leur split avec i'm afraid to depress.

On passe au deuxième trio de la rondelle, des hongrois qui m'étaient inconnus jusqu'à présent. Un peu dans le même délire que les actuels Flying Donuts, avec une touche plus pop, une meilleure voix, et des paroles qui parlent de gonzesses au lieu de parler de rock'n'roll. Grosso modo, mis à pars le côté macho et bien cliché (“sex drugs rock'n'roll” wouh !), j'adhère plus aux cinq titres des hongrois, même si au final je reste bien sur ma faim après l'écoute de ce “this machine makes loud records”.
http://www.flyingdonuts.radicalzero.net/

http://www.myspace.com/thejoystix

Snöras – heart of weakness

Snöras ça veux dire chute de neige en norvégien, déjà je trouve le nom chouette, mais quand en plus j'apprends que y'à un gazier des feu Jr ewing et le batteur de Dominic dans ce combo, ça me donne encore plus envie de jeter une oreille à cet album. Résultat un post hxc à la fois bien mélodique, travaillé, et complexe. Musicalement c'est fouillé et j'aime beaucoup ce genre de plans de guitares, et rythmiquement, Øyvind est fidèle à lui même, percutant et très inventif. Si vous aimez les groupes pré-cités vous allez juste adorer.
www.myspace.com/snoras

the Reaction – s/t

La suite de Mister mc fart, un quintet punk rock d'Annecy qui avait la particularité d'avoir un trombone en son sein ; sans êtres ska ça apportait tout de même une petite touche “festive”. Mais sur scène, mmf a toujours sonné assez rock'n'roll, je ne suis donc finalement pas surpris de les retrouver dans un registre un peu plus poilu avec ce nouveau groupe, qui reprend les même sans le cuivre, et a changé de nom pour l'occasion.
Punk rock mélo avec une touche plus directe donc, qui évoque pas mal Rancid au niveau de certaines lignes de voix et plans (“sin sin sin”), de même que Randy période human atom bombs. Ca reste tout de même super mélodique, du côté des lignes de voix comme des plans de guitares, mise à part sur quelques morceaux aux influences plus r'n'r (motörhead ou peter pan speedrock sur “upskirt& nipple skin” ou “lemmy kills”).
L'album s'écoute bien (l'interlude acoustique “texas mongol” est bien frais) ils ont incontestablement progressé sur tous les points mais l'accent anglais pêche encore un peu. Mention spéciale au tube “true hero” qui raconte la vie d'un alcoolo, à chanter le poing levé. Bon premier jet de the Reaction donc, mais on espère un peu plus d'originalité et quelque chose de moins lisse pour la suite.
www.myspace.com/thereactionrocks

Ravi – Wreck the Compass

Après un premier album vraiment réjouissant et quelques apparitions sur splits et compiles pour nous faire patienter, le quatuor caennais remet le couvert avec encore plus de classe. P
lus pop que son prédécesseur, “wreck the compass” satisfait toutes mes attentes... Un son très personnel (studio de la souleuvre/mix par samprass des burning heads, d'ailleurs également présent au chant sur deux morceaux et qui sors cet album sur son label opposite prod !), et toujours ces mélodies entêtantes, ces voix atypiques parfaitement complémentaires, ces structures qui font mouches, et un pelletée de très grosses chansons. Vraiment très peu de choses à jeter sur ces 12 titres, Ravi possèdent un style bien à eux et se placent désormais largement en tête de la scène emorock française. Early Get up kids meets Burning heads, album indispensable.
ravi.music.free.fr

la Célula durmiente – perverso universo

Sorti en 2005 chez Underhill records (le label de Pampelune également responsables des méfaits de Kidsgofree), ce premier jet du trio espagnol apporte un vent de fraîcheur sur la scène rock indé/ emo pop européenne. Trio composé de 2 membres de Zeidun, et notamment du jeune génie Joan, et du batteur de Moksha pour l'occasion, ce premier album est assez vaste, gorgé de superbes mélodies, d'un côté un peu psychédélique, et surtout il y a cette voix très expressive capable de cristalliser tant d'émotions différentes... Cependant l'album est assez court et inégal, des chansons magnifiques telles que “she adores music”, “the new orders collapse”, “hormigas y cigarras” côtoient d'autres titres plus dispensables. Quoiqu'il en soit empressez vous de découvrir ce nouveau groupe issu de la prolifique scène espagnole. Ils ont signés chez B-core et sortis un second album “eclecticinismo” depuis, jetez y une oreille !
www.myspace.com/celulaband

Burning Heads – opposite 2

Ils sont toujours dans la place, et reviennent cette fois avec un nouvel album à consonance reggae. Je toppe le skeud à 10 euros à la fnac à sa sortie, ces gars là maîtrisent vraiment les prix de leurs albums et c'est la classe !
L'artwork est vraiment pas terrible, en même temps les pochettes des burning ont jamais été réputés pour ça. Première surprise, le son (nouvelle rondelle enregistrée par leurs soins) est bien meilleur que sur leur dernier album punk rock “bad time for human kind”, et surtout beaucoup plus rock que sur le premier volet Opposite, qui avait des côtés très dub. Les orléanais nous démontrent tout au long de ces 13 titres l'étendue de leur talent et finissent même par un titre punk rock. Rien à dire, toujours autant de respect pour ces gars là !
http://burningheads.propagande.org/