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dimanche 1 mai 2011

STETSON! Tour Report 2009/2010

Quasiment pas de concerts depuis un an et demi, la faute à un batteur étudiant (prépa l'an passé = très peu de musique), à un changement officiel de bassiste (dragoule ayant préféré aller cruiser en Allemagne pour y terminer sa thèse sur les cailloux plutôt que loser à clermont à nos côtés) et à la préparation de notre premier album.

Depuis Mai 2008 on a donc uniquement fait une date au Ratpack en mars 2009 (une fois n'est pas coutume, on a pas fait un concert trop à chier à la maison), et à Thiers avec the Flatliners et Radio Maquis durant l'été (organisé par les potos de Foolish, sous un barnum à la gitane, concert très passable juste avant lequel Mathvein, qui a fait la tournée début 2008 à nos côtés et à donc remplacé Dragoule par la suite et enregistré l'album avec nous, nous annonce que c'est son dernier concert).

Ce qui nous emmène à début Septembre, où Martin pars en école d'ingénieur à Strasbourg, l'album est quasiment fini (master et artwork en cours), et on a plus de bassiste ! Comme à chaque fois (ça commence à devenir trop souvent ces temps-ci) qu'un membre de Stetson quitte le groupe, un heureux hasard nous aide à retrouver quelqu'un de bon, motivé, équipé, et disponible assez rapidement.
Quelques semaines avant que Math n'arrête, je croise Yogui (ancien bassiste de Sexties & Aftersun) qui me demande si un groupe recherche un bassiste, son bassman et sa rickenbacker sont au repos depuis trop longtemps à son goût... Je rappelle donc le bougre quelques jours plus tard pour lui proposer le poste et l'affaire est dans le sac !

29 octobre 2009 - Saint-Etienne (Thunderbird)

On se calle deux jours de répètes intensives dans le bunker (une vieille cave à fromage, local mythique où répétaient les Real Cool killers, plan gracieusement lâché par les potes de Hill Valley) histoire de rôder le set et surtout de jouer avec Yogui, et après un dernier set jeudi 29 en début d'aprem, on trace sur Saint-Etienne ! (je vous épargne les galères pour trouver un véhicule, ce coup-ci on la joue en jumpy, pas assez grand pour rentrer la batterie, mais de quoi caser trois 4x12 et un homme à tout faire aka Mike Mulligan, guitariste de Sinner Sinners et chanteur guitariste de feu-Set you on fire).

On s'était rencardés au Thunderbird vers 18h, on part un peu tôt de Clermont anticipant les bouchons de l'autoroute et la pinaille pour retrouver le lieu de concert. Résultat on a une bonne demi-heure d'avance sur le timing, et on trouve même une bonne place de parking à proximité ! Le temps d'instaurer un nouveau jeu pour savoir qui conduit (et donc s'abstient de boire) ce soir, via l'application iphone roulette russe, et d'improviser un apéro de début de mini tour devant le bar (plus d'un an et demi qu'on est pas réellement partis, autant dire qu'on attendait ça avec impatience) qu'arrive le chanteur de Sunnydale, le groupe stéphanois qui organise la date !

On s'est en fait incrustés sur le plan, nous devions initialement jouer à Lyon avec 95-c et un groupe strasbourgeois dont j'ai mangé le nom, mais la date étant tombé à l'eau, l'amitié clermonto-stéphanoise a permis de nous sauver la mise.
C’est donc une étape du fameux kicking tour (4 personnes dans un van = 3 groupes, pendant 3 semaines) que nous ouvrons ce soir, l'occasion pour moi de recroiser Sam et de découvrir sur scène Teenage renegade et Billy gaz Station (Billy the kill ne jouant pas solo ce soir). C'est également l'occase de revoir nos amis et camarade de split les Panther Party ! Nos dernières dates communes remontent presque à deux ans en arrière, j'ai l'impression que c'était il y a 6 mois...

Bref installation du matos, très bon catering à bases de succulentes quiches, salade de pâtes et vin rouge, taillage de bout de gras avec Matgaz, Billy et Sam, et c'est déjà Sunnydale qui attaquent. Je ne verrais malheureusement pas leur show étant aux entrées tout le long, ceci dit le son avait l'air massif et rentre dedans, de la power pop avec une grosse attitude punk, plutôt efficace !

A nous de prendre les rênes de la soirée. Pas mal d'amis présents dans la salle, on fait au mieux et ça passe pas trop mal. Pour ma part le set est difficile, j’entends beaucoup trop ma voix à mon goût et ne suis pas du tout à l'aise, ça ne m'aide pas à éviter de nombreux pains. Pour Yogui ça passe comme une lettre à la poste. Bref premier concert depuis un bail, jamais une grande réussite mais il faut bien passer par là !












Enchaînent Teenage Renegade, le groupe de Sam et de sa femme Erin. Sam s’énerve un peu croyant que je lui ai fumé son baffle (juste un problème de tension sur une prise), puis ils attaquent le show. J'avais pu jeter une oreille sur ce nouveau projet, de la bonne pop punk dans la lignée des autres projets de Sammy, avec une chouette voix, mais malheureusement trop répétitif et moins catchy que les anciens groupe de Sam. Je check tout de même le split Teenage Renegade / Billy Gaz Station, spécial Kicking tour ! (qui se révèle bien cool, de la pochette au contenu)


Billy et Mat montent ensuite sur les planches, accompagnés de Sam à la basse, pour envoyer leur power rock 70’s. C’est bien torché, bien joué, mélodique et couillu à la fois, seul hic à mon goût un set un poil long. Les gars tournent comme des sauvages et ça se ressent, tout est réglé comme du papier à musique…
La fin de soirée se déroule sans encombres, on discute gentiment devant le rade après avoir rangé le matos. Sam et Erin veulent aller se pieuter et le font savoir, nous interrompant en plein débat série télé avec Matgaz et Billy !! On est donc résigné à faire la même chose, on est accueillis (comme des rois) encore une fois chez notre pote Guill des Panthers, repas de minuit et retours sur des anecdotes communes croustillantes !

http://www.myspace.com/xsunnydalex

http://www.myspace.com/teenagerenegade


http://www.myspace.com/billygazstation




30 octobre 2009 - Strasbourg (Stunt Area)


Le lendemain on joue à côté de Strasbourg, à Illkirch Graffenstaden pour être plus précis. Lieu immense, magasin de moto la journée bar et concerts le soir, on dort dans une baraque accolée au hangar le soir même. C’est Emy, la co-gérante qui "organise" la soirée, 4 groupes dont on a eu les noms au dernier moment, un fly que l’on a du faire nous même et qui a pas vraiment été diffusé, aucune communication au niveau du matos, bref du bon boulot ! On mange à notre faim c’est déjà ça, puis la pinaille commence.

Quand on sort de notre repas, la salle est déjà à moitié pleine, et personne ne s’occupe des entrées. On s’en étonne un peu et posons la question à Emy (rappelons qu’on avait négocié un door deal), qui nous répond le plus innocemment du monde " non mais les autres groupes ont préféré faire entrée gratos !"...

Impeccable, on se retrouve donc obligé de faire l’entrée nous même, et d’aller quêter auprès de toute la salle pour récupérer les entrées de tout le monde…
Les groupes avec qui nous jouons n’ont pas grand-chose à voir les uns avec les autres, on commence par un clone de Metallica (-non je peux pas te prêter ma batterie je joue sur une double grosse caisse-) qui se casse direct après avoir joué, puis Mellysmell, finalement l’artiste a plus sympa de la soirée (chanson française à texte avec une jolie voix), et Baobab project, trio assez ambiant/post rock qui jouent bien, et viennent réclamer des sous des entrées (eux même qui voulaient une entrée gratos à la base). Bref, soirée un peu perrave, pas la première, ni la dernière !

Pas mal de copains sont ici (la clique d’Erstein, les Electric suicide club), et nous ne pourrons même pas honorer leurs gentilles invitations (dodo+fête chez les premiers, finissage de son poids gagné en bière après un concours d’air guitar la veille pour le batteur des second !), Bounce étant malade, et les autres plutôt dégoutés par cette soirée…
Shit happens !


31 octobre 2009 - Paris (Cantine de Belleville)



Nouvelle date à paname, co-organisée par notre grand copain bougnat/parigot Madfab (basse Nothing New, For a second, Mon autre groupe, Poésie Zéro, Maladroit…). On est bien contents de revenir ici, même si date à Paris rime avec pinaille. La cantine de Belleville est un petit peu plus grande que le Relais de Belleville, mais ce n’est tout de même pas folichon ! Petite cave où son et température risquent de pas être bien vivables ce soir !

Nous rencontrons Doonot Disturb, en tournée mais qui se sont fait planter sur les ¾ de leur dates, les parisiens de Fringale, et le reste de For a Second (même si nous les connaissions déjà via d’autres formations pour la plupart !). Pas mal de copains présents ce soir également, dont la moitié des copines du groupe, et Junior notre premier batteur !

Je n’arrive pas à rester dans la cave tout le long, mais d’en haut, les groupes envoient bien. Mention spéciale au punk hxc de Fringale et au hxc mélo survitaminé de For a second et leur nouveau chanteur (Grange, également chez burst one’s side). Pour notre part, son inaudible et sueur qui piquent les yeux, cool !





Retour chez ma copine où l’on monte tout le matos avant de s’endormir épuisés ! (Bounce et Mike auront choisis la mauvaise option : fin de soirée avec Junior, fête chez des amis, couchés à point d’heure et des valises sous les yeux le lendemain…)

Rendez vous près du jumpy pour charger et manger, avant de prendre la route du retour sous la pluie…


http://www.myspace.com/lesdoonutdistur


http://www.myspace.com/fringalelegroupe


http://www.myspace.com/forasecondmusic



23 janvier 2010 - Le Teich

Soirée au profit des restos du coeur. On part en Jumpy encore une fois, avec Dudul (batterie Araban / the Barbed wire brothers / High command, guitare Tony Wanks) en roadie deluxe ! Martin nous rejoint direct de Strasbourg en train (un loooong trajet). Plus que tétris pour caser tout le bordel, mais on finit par y arriver ! On se rend même compte une fois à bon port qu'on a embarqués une caisse claire en rab, appartenant à Dude (qui est accessoirement mon colocataire).

C'est la première date que nous trouve Chris After Before, notre tourneur depuis peu ! Ca a du bon de trouver un label, qui te trouve un tourneur, qui te trouve des dates ! C'est un peu mieux payé que ce à quoi nous sommes habitués et on dort à l'hôtel, la première fois depuis qu'on a attaqués ce groupe il y a 5 ans... Petite larme, on s'embourgeoise !

Chris nous a fait le plaisir de venir jusqu'ici avec sa femme (ils habitent à Fumel, un peu plus au Sud...) pour nous voir en concert et taper la causette ! (en vrai ils ont aussi rendez-vous avec un autre groupe de leur roster demain, les libournais de Basement !)

L'aprem est un peu longue, c'est la première fois qu'ils organisent un concert pour les restos du coeur donc ce n'est pas encore très en place, mais on prend notre mal en patience avec quelques bières et la projection de Rock'n'roll High school. Ce genre d'initiatives ne court pas non plus les rues donc on est contents d'en faire partie.

Malheureusement pour eux et nous, une fois les deux groupes du coin ayant joué, il ne reste plus grand monde pour écouter Osso Bucco (de Bordeaux) et nous... On essaye d'envoyer devant une salle bien vide, y'à tout de même quelques amateurs alcoolisés devant, toujours bon à prendre !







La fin de soirée est un peu triste, l'orga étant déçue du manque d'affluence. Nous finissons dans notre hôtel à mater des films érotiques en finissant les bières récoltées au concert... Dur.

Le lendemain, nous allons gravir la dune du Pilat avant de déposer Martin à la gare, et d'aller nous taper un bon gros Moules-Frites. Retour sous la grisaille et la pluie un peu triste...



11 février 2010 - Paris (Nouveau Casino)



L'album est officiellement sorti (il était déjà dans les bacs de Spliff depuis quelques jours, si on peut gratter des sous à ces distributeurs qui ne servent à rien on ne va pas s'en priver !) depuis une dizaine de jours ! Nous embarquons sur trois dates promo organisée par Pyromane, avec Gâtechien et Tokyo sex destruction, les deux autres sorties du label clermontois.


Ça promet d'être une grosse colonie de vacances et un sacré merdier, heureusement que ça ne va durer que 3 jours... Après récupération du camion de loc et chargement la veille, nous avions tous rendez-vous dans Clermont au petit matin, direction Paris. Avec le pot qu'on a, il s'est mis à neiger toute la nuit pour complètement bloquer cette putain de ville au petit matin... 200 coups de fils plus tard on essaye de s'organiser, Bounce et moi rejoignons Yogui, chez qui le camion est garé, et prenons notre mal en patience pour traverser la ville à 5 km/h, tout est bouché...

On récupère Manu et Tad de Pÿromane, notre ingé son Pascal, puis Martin et notre ami roadie Mike à la sortie de la ville.
On aura mis une heure et demi pour atteindre l'autoroute, on est sauvé ça roule enfin...
Pas de temps à perdre, on trace pour être dans les temps pour les balances et tout le merdier au Nouveau Casino. Comme d'hab, c'est le bordel pour circuler et se garer à Paris, du coup on décharge à la va-vite et j'oublie le transfo externe de mon ampli sous un siège, obligé d'aller chercher ça à pattes pendant les balances...

On fait la rencontre des Espagnols et de Gâtechien, tout le monde est assez excité par le concert de ce soir. Le Nouveau Casino est une salle très cool, pas trop grande (mais scène un poil haute et loges inexistantes). Le problème avec les concerts à Paris, c'est qu'il y a toujours 10 000 personnes à voir, et ce n'est jamais possible en même temps... Bref on jongle entre auvergnats exilés, famille, amis musicaux, etc.

On joue super tôt, aux alentours de 19h30... La salle est assez vide au moment de monter sur scène. C'est probablement la première fois qu'on joue dans une vraie salle en tant que Stetson (avec des retours et tout le toutim), un peu impressionnant pour les rookies que nous sommes. On a un peu un balai dans le fion mais ça se passe tant bien que mal... Une date à Paris est rarement quelque chose de très agréable je trouve. Je ne sais pas si ce sont les conditions d'accès à la ville ou le public blasé mais ça me laisse toujours ce goût amer en bouche.








Derrière nous Gâtechien envoient du lourd et arrivent à captiver la salle à 2, ils sont bien impressionnants et donnent sûrement le meilleur concert des 3 dates. Tokyo sex, un peu déçu par contre, ils ont perdu leur garage soul des débuts au profit d'une musique un peu psychédélique assez énervante par moment...
On va garer le camtard avec Martin dans un sous sol près de Bercy, et on rentre à pattes jusque chez ma copine dans le 15e faute de transports nocturnes… vive Paris.


http://www.pyromanerecords.com/


http://www.myspace.com/gatechien

http://www.myspace.com/tokyosexdestruction


12 février 2010 - Macon (Cave à musique)

Tout le monde s'est donné rendez-vous à Bercy pour récup le camion et tracer jusqu'à Macon. La route se passe sans problèmes (on fait des courses avec Gâtechien) et nous arrivons assez tôt, les espagnols ont déjà balancés. La salle est superbe et l'accueil royal, ça fait chaud au cœur de jouer dans ce genre de lieux, tout de même ! On joue encore en premiers, et la salle peine à se remplir…


Il y a tout de même une rangée de jeunes devant, le reste du public se terrant désespérément en fond de salle, devant la console.

Pas grave, on apprécie bien plus qu'hier même si c'est un peu la fête des boulangers ce soir. En plus, Pascal Power Mondaz nous accompagne depuis Paris, et du coup on a le son le plus barbu de France !


Derrière, Gâtechien et surtout TSD envoient un set formidable. On fait une itw pour une radio du coin où l'on raconte quelques conneries (je crois que le set de ce soir y a été en partie retransmise, aïe !), et on passe le reste de la soirée à faire une sacrée teuf !
Résultat à la fermeture des portes on se scinde en deux groupes, l'un va gentiment se coucher, l'autre continue d'écluser des mousses jusqu'à plus soif, en compagnie du roadie de Gâtechien, Steve (Mind the Gap, Robot Orchestra, Brilliance book).
La cuite !



13 février 2010 - Clermont-Ferrand (Coopérative de mai)


Réveil immonde.
Alors que le réveil sonne, quelques heures à peine après que nous nous soyons couchés, mon crâne me fait savoir que j'ai légèrement abusé hier soir… Notre chambre d'hôtel est superbe, le lit confortable au possible et il est bien trop tôt pour se réveiller !
Je retarde l'échéance au maximum et pars me doucher après Bounce, j'ai le visage verdâtre… Entre temps je me suis fait chourrer mes pompes et descend les récupérer au petit-déjeuner ou tout le monde ricane ! Problème un peu plus grave, je n'ai plus du tout de voix ! Je ne sais pas si j'ai trop braillé cette nuit ou pris froid (sûrement les deux), mais le résultat est là.
On repars direction Clermont, et le comble c'est que je dois conduire, alors que je suis blanc comme un cachet d'aspirine et que j'ai un mal de crâne pas possible… La raison à cela, c'est que Manu pyro, l'autre chauffeur, s'est couché à 6h à Paris et hier, encore pire que moi !!
En chemin on croise la maréchaussée qui fait arrêter le camion pour y jeter un œil et nous demande de regonfler les pneus (haha), j'avoue que je redoutais un peu le contrôle du taux d'alcoolémie !

A Clermont, on trouve une solution à mon problème de non-voix (Bounce n'a pas toute la possession de ses moyens non plus !), notre pote Chris qui chante dans the Elderberries a déjà eu ce genre de soucis et s'était fait illégalement proscrire des pilules de cortisone. Ce n'est qu'une solution temporaire qui devrait même abîmer un peu plus les cordes vocales si l'on tire trop dessus, mais ça fera l'affaire pour ce dernier concert…

En attendant je ne prononce plus une seule parole et bois beaucoup de thé au miel brulant. C'est la première fois que nous jouons à la coopé, à la maison, devant tous les copains et connaissances. C'est aussi la sortie de l'album que nous fêtons, même si nous aurions préféré une vrai release party dans les règles de l'art.
Pour l'occasion, nous jouons deuxième, et Gâtechien ouvrent superbement la soirée, comme à leur habitude. Pour nous, tout se passe bien malgré des voix extrêmement faibles et souvent fausses… La cortisone aura tout de même bien limité les dégâts ! Pascal n'a pas pu nous faire le son et c'est Rémy aka Robert Dream qui nous vend du rêve.






Fin de soirée, nous sommes crevés mais nous rendons avec plaisir à la table de merch croiser tout le monde ! Tokyo Sex Destruction a beaucoup marqué les esprits à Clermont, beaucoup de gens les attendaient ce soir. Une bonne partie seront un peu déçus, pour les mêmes raisons évoquées plus haut, mais nous saluerons les catalans avec une petite pointe de tristesse…
Nous finissons la soirée dans les loges avec des Gâtechien scandaleux, fidèles à leur réputation…

dimanche 11 juillet 2010

June 2010 Stetson Tour !

June 2010 tour report

Bounce - guitare/choeurs
Yogi - basse/choeurs
Martin - batterie
Billy - greasy roady
Dam - guitare/chant



Après quelques dates dans de belles salles aux côté de nos camarades de labels (Tokyo sex destruction et Gâtechien) au début de l’année, nous reprenons enfin la route pour défendre notre premier album ! Première fois que nous tournons en Juin, premières dates à l’étranger, une période et des territoires inconnus, expliquant sûrement la difficulté que nos avons eu à trouver des concerts… Une fois les problèmes inhérents à tout groupe qui se respecte réglés (galère à trouver un van, annulation de dates au dernier moment, …), on peut enfin prendre la route pour notre première date, en espérant avoir un meilleur temps qu’à Clermont-Ferrand ces dernières semaines.

Samedi 12 juin - Saint-Etienne (l’Assommoir)
Retour chez les stéphanois quelques mois après un concert au Thunderbird ou l’on a croisé le Kicking tour (Billy gaz station/Teenage renegade). On n’est pas en terrain inconnu à l’Assomoir, ayant déjà visité les lieux quand le bar s’appelait le Kany Kaly, ou encore l’Elephant pub, et surtout, on joue avec les potes de Panther Party, avec qui on a partagés un split cd et une petite chiée de dates début 2007 ! Toujours la fête quand on se revoit, ce n’est d’ailleurs pas le peu d’affluence ce soir là ni la pluie qui nous empêcheront de passer une très bonne soirée… Excellent set des Panthers truffé de nouveaux morceaux : emorock 90’s de très haute volée, ce qui se fait de mieux en France à l’heure actuelle (même si je suis pas bien objectif à leur sujet) ! Ils sortent à peine de studio pour un 10 inches à paraitre à la rentrée 2010, indispensable dans ta discographie… On a également pu rencontrer et découvrir l’univers de Rikett (ex-chanteur d’ISP), super sympa et qui fait de bien jolies guitares !

http://www.myspace.com/thepantherparty
http://www.myspace.com/rikett

Dimanche 13 juin - Heerlen (NL, Cafe Bluff)
Lever aux aurores car le plus gros trajet de la tournée nous attend… 8h de route enquillés sans broncher en traversant 4 pays. Seule fausse note de la journée, Martin qui accroche le camion du côté droit en allant chercher de l’essence. Le camtar en question nous est gracieusement loué par la mairie de Clermont-Ferrand, donc pour l’instant on en rigole, on verra comment ça se passera au retour…

Arrivée à Heerlen aux alentours de 18h, le premier groupe est déjà au charbon, Bronson, gros hxc du coin ! Le café est pas bien grand, tant mieux c’est vite rempli un dimanche soir. A peine le temps de décharger notre merdier et de serrer la main des personnes présentes qu’on monte sur scène pour envoyer notre set. Malgré la fatigue, je trouve que les sessions intensives de répètes qu’on s’est envoyé avant notre départ ont porté leurs fruits. Enchaînent Antillectual, en tournée Européenne depuis deux semaines et qui viennent de terminer l’enregistrement de leur 3e album sous un nouveau line up. Ils sont fidèles à eux-mêmes, du hardcore mélo bien envoyé et de la sympathie à l’état pur…

Enfin Ravedigger finissent la soirée, le groupe de notre hôte Max. Il m’avait prévenu que c’était barré mais personne ne s’attendait à ça !! Ils reprennent de grands tubes « happy hardcore » (ce qu’on appellerait l’eurodance chez nous) version true hardcore ; chant féminin, images complètement débiles qui défilent derrière eux, karaoké, bref du bon !
En plus de cela le patron a aimé notre set, nous rince comme il faut, et nous donne même des sous (ce qui n’était pas prévu au départ), impeccable ! La fin de soirée se passe dans la maison de Max, à quelques kilomètres de Heerlen en pleine campagne. Antillectual et Max se matent des vieux clips 90’s tandis que la fatigue nous assomme… Nuit sans histoire avec le chat de Max.

http://www.myspace.com/antillectual


Lundi 14 juin - Leiden (NL, Sub071)
Il fait un temps magnifique à notre réveil, un bref petit déjeuner, une douche, et on décide de tracer direct vers Leiden où l’on joue ce soir, pour pouvoir profiter un peu de la ville (j’ai pu y jouer quelques mois plus tôt avec Sinner Sinners, et même si ce jour là je n’étais pas au top, qu’il faisait nuit, et qu’on était début mars, j’avais pu discerner un beau potentiel à cette cité). Antillectual ont choisit la 2e option : rester chez Max pour mater le match de la Hollande avant de rouler en direction de la Belgique, où ils jouent en première partie de Hot Water Music ! Echanges de galettes et au revoir de circonstances, puis je prends le volant, tout le monde pionce à l’arrière. On s’arrête manger sur une aire d’autoroute, les signes publicitaires Burger King ayant bien fait leur boulot.
Arrivée au Sub 071, en face de la gare centrale, en tout début d’après midi, ce qui nous laisse une demi-journée pour se reposer et se promener !
Comme prévu la petite ville est magnifique, sorte de mini Amsterdam, grosse ville étudiante pour le droit apparemment, donc jeunesse huppée qui claque ses sous au terrasses de bars.
En plus de cela la Hollande vient de remporter son premier match, tout le monde est habillé en orange et boit de la bière. On croise pleins de petits bateaux remplis de jeunes alcoolisés, et on se dit qu’on déménagera peut être bientôt ici…
Retour au Sub 071 pour découvrir le lieu : tout petit, ça nous plait d'entrée de jeu et les organisateurs sont supers gentils !
Le squat est immense (ancien immeuble de bureaux de 9/10 étages), et un terrain vague géant rempli de canapé nous servira de salle à manger ce soir. On trouve même balles et clubs de golfs, de quoi sympathiser avec Sweet Empire, super groupe hollandais (entre Dag Nasty, Hwm, et Descendents).
Le premier groupe envoi un punk rock à l’ancienne avec chant féminin, pas trop ma tasse de thé mais bien rageur. Sweet Empire font une grosse impression, c’est super énergique et bien foutu, je pense qu’on entendra parler de ces gars là d’ici peu de temps (ils commencent déjà à s’exporter un peu du côté du Royaume Uni). Enfin dans une chaleur proche de l’apocalypse, on envoi un set qui nous fait plaisir, avant de s’enquiller quelques mousses locales avec le public et d’acquérir le premier 45 tours de Sweet Empire « the flood ».
Fin de soirée tranquille, on pionce au dessus dans une salle immense servant parfois à des soirées techno, sur des matelas pas bien propres (un des mecs du squat nous propose en rigolant de les mater aux rayons ultraviolet…) extirpés de la Sexroom locale… On s’emmitoufle bien dans nos duvets et on essaye de fermer l’œil sans y penser !

http://www.myspace.com/sweetempiremusic


Mardi 15 juillet - Mons (BE, Le Cheminot)

Réveil assez tôt, décidément cette tournée est plutôt sage. En même temps on a pas vraiment passé une super nuit, et j’ai un coup de fil du pôle emploi à 9h00 du mat pour savoir où j’en suis dans mes recherches… Une fois la dite tâche effectuée, on trace. Pas de douches ni de petit dej au squat, donc on aimerait se baquer un peu dans la mer du nord, mais sans carte ni gps, on galère un peu à trouver un chemin. Résultat on décide d’aller directement en Belgique et de faire un peu de tourisme dans la capitale !
Tout le monde est encore bien mort et fait du lard, on arrive à Bruxelles vers midi et demi, le temps de trouver un parking souterrain. Je crois qu’on ne peut pas faire plus cliché dans le tourisme : moules frites bière en plein centre, petite promenade sur la place principale et vers le Manneken Pis, achat de chocolats, achat de bandes dessinées, et Jupiler (au cours de laquelle nous chantons gaiement une chanson que nous ont appris les Black Box revelation quelques semaines plus tôt - Jupiler, Jupiler, Ju-jupiler, Jupiler, Jupiler, Ju-jupiler, …).

On décolle en milieu d’aprem pour Mons, ne sachant pas exactement la distance qui nous sépare de la ville Wallone. C’était pas bien loin, on a deux bonnes heures d’avance sur le timing, le patron du bar nous installe, y’à de quoi manger, boire, et se reposer !
Billy, Martin et moi-même en profitons pour faire un tour dans la ville. Mons, capitale européenne de la culture 2015, chouette ville très typique de ce coin de la Belgique : beaucoup de maisons en briques rouges, de panneaux compliqués, et de bâtiments supers chouettes.
Y’à bien quelques quartiers un peu glauques, et des gens chelous qui nous dévisagent, et la demoiselle à l’œil pochée qui nous demande ce que des français viennent foutre à Mons, mais sinon les belges et leur accent sont accueillants.
Pierre de Aem project et Pignition, avec qui nous partageons l’affiche, arrivent à peu près en même temps, des mecs bien sympas originaires de Bruxelles. Pierre est comme nous l’avons préssenti via ses e-mails, un type hyper gentil qui communique peu !
Je ne sais pas si c’est la période des examens ou le match Brésil / Corée du Nord à la télé, mais y’à vraiment personne à part les quelques habitués… Pignition jouent devant une salle vide, et ce sera guère mieux pour nous ! Les quelques Belges présents nous félicitent vivement, c’est toujours ça de pris, et la fin de soirée sera basée sur le thème du houblon, de la politique Flamande vs Wallonne, et des humoristes locaux…
On rentre quelques kilomètres plus loin chez Pierre à Ecaussinnes, chouette petite maison où l’on goûte encore quelques miracles de fermentations locales avant de s’abandonner aux bras de Morphée…
http://www.myspace.com/pignition

Mercredi 16 juin - off
Premier Day off, on se lève donc vers 10h du mat. Pierre est déjà parti bosser il y a quelques heures, petit dej et douche pour tout le monde, un coup d’éponge et on décolle. Ce soir on pionce chez mes parents, entre Metz et Nancy (où l’on joue demain). On fait une pause à Dinant, tout au sud de la Belgique, magnifique petite ville accrochée à un bout de rocher et coupée en deux par la Meuse, en outre ville natale de l’inventeur du saxophone !! On décide alors de tester une des fameuses friteries avant de quitter le pays… le moins qu’on puisse dire est qu’on en a eu pour nos sous. De la bonne frite bien grasse servie en quantité gargantuesque, de la sauce à foison par-dessus, des brochettes ou burgers frits pour accompagner le tout, résultat une bonne indigestion pour tout le camion !

Arrivée chez mes parents en milieu d’aprem, on a largement le temps de nettoyer le camion, boire des mousses, et se faire un basket à la cool. BBQ en fin de soirée pour couronner le tout, et une grosse nuit de repos dans de vrais lits propres.

Jeudi 17 juin - Nancy (Soap Box club)
Le lendemain est fait de grasse matinée, jeux de société, petite promenade en vélo pour billy et moi-même, visite du cimetière militaire pas bien loin, et un bon repas avant de partir du côté de Nancy (30 bornes, ouch !).

Le soap box est un des derniers lieux survivants dans la ville pour organiser des concerts indépendants, ça pue le rock’n’roll (stickers et flys de soirées de bon goût partout, tireuse à bière-moteur, mécanos à moitié saoul en backstage,…), et l’on rencontre les gentils mecs de the Early grave (nancy/epinal). On trouve très vite un terrain d’entente et de quoi discuter autour d’une mousse ! Ce soir malheureusement, les gens préfèrent regarder la France prendre une branlée devant le Mexique plutôt que de sortir voir un (bon ?) concert, et the Early grave entament devant pas beaucoup de monde… Comme ce que j’avais pu entendre sur myspace et les t shirts ou tatoo, ça sent bon un quartet de Gainesville. Punk rock rauque gorgé de mélodies, guitares qui se croisent et basse groovy à souhait ! Ils sortaient pour l’occasion leur première prod, un magnifique 10’’ que je conseille à tous les amateurs de bon punk rock ! Seul petit défaut qui sera vite gommé après quelques concerts, j’ai trouvé le tout un peu statique sur scène. Ils enchainaient sur 4 dates en Bretagne, on à bien hâte de le recroiser sur scène ! Retour au calme chez les parents.

http://www.myspace.com/theearlygraveband

Vendredi 18 juin - off
Retour parmi les volcans, fatigue, fatigue, remise du camion, garage heureux, 1200 euros de franchise, fatigue, fatigue, dodo.

Samedi 19 juin - Clermont-Ferrand (Ratpack club)
On avait callé cette date à la maison pour inviter Twisted Minds, qui jouent le lendemain à Paname, et renflouer un peu les caisses. Au final sans cette histoire de camion la trésorerie était légèrement positive, et le peu de monde qui pointera son nez ce soir nous permettra juste de rembourser les courses et filer quelques caillasses à TM…
Généralement la meilleure excuse des gens pour ne pas aller aux concerts au printemps ou en été, c’est le beau temps et les petites jupes en terrasse, soit. Ce soir on a de la chance il fait un temps de merde, normalement ça devrait être blindé ? Hill Valley entame devant une salle vide, envoient comme d’hab leur gros disco rock plein de sueur (ça rappelle autant at the drive in que bloc party). On enchaîne un peu agacés que la plupart des copains ne soient pas venus nous supporter, puis les Annéciens mettent tout le monde d’accord derrière. Toujours aussi classe, leur punk hardcore mélo joué à 200 à l’heure fait du bien par là où il passe. Leur bassiste n’a pas pu être présent ce week end, c’est donc Milouze (the Reaction) qui le remplac,e un bon moment qu’on ne l’avait pas vu ça fait donc plaisir ! Les chansons du dernier album « Airchitects » s’intègrent parfaitement au set, et même avec une guitare qui perd ses straplocks, Nico n’en démords pas… Fin de soirée ala cool chez moi autour de bières et vin rouge à raconter des blagues et anecdotes salasses un bon moment de la nuit ! Un plaisir que d’accueillir ces gars à la maison.
http://www.myspace.com/hillvalleysucks
http://www.myspace.com/thetwistedminds

Lundi 21 juin - Place de Jaude (Clermont-Ferrand)
Après un dimanche bien morne, post tour depression, on remet le couvert pour la dernière date de la saison, la fameuse fête de la musique. Généralement on ne fait rien ce jour là, trop galère de trimballer le matos dans une ville de soulauds, entre un stand de saucisse et de téquilas paf.
Cette année ça tombe un lundi, et la coopérative de mai via pyromane records nous ont proposé de jouer en dernier sur la grande scène de la ville, place de jaude. En plus de cela nous sommes payés, ça remboursera même un peu le camion…
On passe le début de l’aprem avec la gentille Emmy Etié a faire quelques photos, puis installations et repas vers 19h30.
On partage l’affiche avec Garciaphone (folk), Metodik (hip hop), Yvan marc (chanson) et Bruxelles (rock), éclectique donc. Le temps de manger de la bonne pitance comme toujours avec le catering coopé, on va faire un petit tour dans notre fief du bikini, où les potes de Niandra Lades s’apprêtent à attaquer leur set.
Puis c’est à notre tour de monter sur scène, rapide line check sur une scène immense, devant 2 à 3000 personnes, autant dire qu’on est bien rodés pour ce genre d’exercice après une tournée à jouer devant 30 personnes max par soir ! Je ne sais pas ce qu’on avait dans le sang ce soir, mais tout le monde s’en est bien tiré, on aura même les félicitations de pas mal de monde, fin de saison en beauté donc…
On remet ça en 2011 !

http://www.myspace.com/garciaphone
http://www.myspace.com/metodik
http://www.myspace.com/yvanmarc
http://www.myspace.com/bruxellesband

jeudi 11 décembre 2008

On tour with : Foolish - 14/15 novembre 2008

On tour with : Foolish - 14/15 novembre 2008
Alexis : chant
Julien : guitare
Antoine : basse
Enki : batterie
Laurent : Trompette


Au chômage depuis 1 mois et demi, autant profiter de mes week-ends pour m'aérer un peu la tête. Foolish, qui existent à peine depuis plus d'un an, ce sont payés un van et tournent comme des sauvages.
Je me tape l'incruste sur un week end, ce sera l'occasion de revoir mon pote Alexis et de faire plus ample connaissance avec les autres !

Départ 17h00 de Thiers, une fois ma caisse récupéré et quelques litres de gasoil ingurgités. Alexis m'avait donné comme indication "sors à Thiers Ouest". Ok, j'arrive sortie Thiers centre, je continue.
Next Exit, 10 km. Damn.
Je sors donc à Thiers Est, et rebrousse chemin par les petites routes pourlingues pour me taper toute la descente de Thiers, merci Alexis !! (pour sa décharge, quand on arrive de l'autre côté, Thiers centre = Thiers Ouest, va comprendre...).
Bref on est partis pour 3 bonnes heures de camtard. Les drogués fument, les alcooliques boivent, et les blagues merdiques fusent.
Arrivée à Dijon, ancienne patrie de Laurent qui a fait ses études ici. Les Tanneries sont l'équivalent du Raymond's bar à clermont-ferrand. Squat autogéré plutôt cool, la salle et la scène sont classes. On retrouve Alexis qui est arrivé en train de Paris, où il vit et travaille.
Un moment que j'avais pas vu le gazier. Pour la petite anecdote on s'est rencontrés en scandinavie lorsque j'étudiais en Norvège, et qu'il habitait à Odense au Danemark...

Bref pas le temps d'enculer les mouches, on décharge le backline, on fait rencontre avec Blacksheep (quatuor belge punk hxc/ska) et on prend l'apéro. Il fait froid dans ces putains de Tanneries, très froid même... Je me dit que d'ici à ce que le public arrive les portes seront fermées et qu'on aura droit à un peu de chaleur... que nenni ! On va se peler les roustons toute la nuit, cool.
On se rue un peu sur le catering parce qu'on meurt de faim. Et en fait à part deux rondelles de tomates, trois grains de maïs et un oeuf dur il ne reste plus rien...
Enki et moi nous rabattons sur un bout de comté, avant d'aller écouter le groupe qui démarre : Brainwash.

Jeune quatuor originaire de Besançon, je n'adopterai pas la diplomatie d'Alexis en disant qu'ils pratiquent un "punk rock assez rentre-dedans avec voix grasse et classe". Je dirais plutôt qu'ils pratiquent un punk hardcore bien dégueu et bancal uniquement sauvé par leur batteur chanteur qui tiens la barraque. Influs Tagada Jones à mort, les guitaristes sont pas toujours dedans, le bassiste est carrément à côté, et les voix (bien que puissante pour le batteur) sont assez crados.
Bref pas ma tasse de thé, mais ils sont pas bien vieux et ont l'air d'en vouloir, donc je me fais pas de soucis pour eux, on a tous commencés dans un groupe plutôt naze, non ? (on dirait vraiment un vieux con qui parle, pfeeeew !)

Blacksheep prend le relais. Malgrès leur jeune âge ça sent direct le groupe qui a enquillé les bornes : carré, efficace, amplis réglés comme il faut...
Ils pratiquent une sorte de ska punk hardcore, ça peut faire peur dit comme ça, mais au final c'est plutôt bien torché et efficace sur scène (je ne dit pas non plus que je me farcirai le cd hein).
Lolo Foolish nous fait quelques démos de two steps, c'est à peu près aussi classe que moi qui danse le reggae !

Foolish justement, prennent le relais. Je fais le roadie un petit week end, et paradoxalement je ne les ai encore jamais vus en concert !
Très agréablement surpris par leur prestation, je me surprend à hocher un peu la tête sur les refrains fédérateurs de "be honest", "go away" ou "rich for a day".
Qu'on ne me reprenne pas à remuer un orteil sur un son de trompette, je devais commencer à être saoul, à coup sur !

Finissent Kawabunga, fusion ska locale (avec Lolo Foolish et des membres de Red Cold Seasons) super bien torchée, mais avec trop de plans saccadées, djembés et rythmes ska reggae pour que j'apprécie pleinement.

Nous on finis la soirée comme on l'a commencé : en buvant des bières jusqu'à plus soif. Le fût est fini, on en réouvre un pour servir les derniers clients ?
un peu mon neveu, faut pas nous laisser la responsabilité du bar bordel !
Tiens Alexis, tu veux un coup de smirnoff ? Pas de soucis, je te rince toute cette merde et je te remplit ta bouteille de bière.
Bref fin de soirée chaos, on dors dans un petit appart en ville, je met un shotgun sur le pieu dans une chambre fermée avec des volets, le grand luxe.
Les autres insistent pour dormir par terre dans le salon comme des clochards, si ça vous chante !

Superbe nuit, j'émerge une bonne demi heure après tout le monde, ils ont achetés des petites patisseries, c'est t'y pas mignon ! Alexis paye ses antis douleurs chinois apparemment bien efficaces, et on va faire un petit tour en ville, puis après un repas bien mérité on repart dans le Sud direction Saint-Etienne.
Il faut avouer que j'ai un peu honte de me promener avec eux parfois, ils ont quelques tics qui peuvent faire peur aux gens comme crier toute les 5 minutes "oui allo ?!", "aaaaaaaah le voilà !", ou "aaaaaaaaamph !". En tout cas ils ont pas choisis leur nom par hasard putain !
Dans le camion c'est la même, toutes les caisses doublées sur l'autoroute ont le droit au cul de racine, et Julien pète un cable au volant en remplissant le van de cérales (c'est pas les roadies qui nettoient fort heureusement). Bref un groupe d'intellectuels profonds qui en veulent dans la vie !
J'avoue que poser le cerveau un week end à leur côtés n'est pas fondamentalement mauvais pour la santé, bien au contraire...

Après une pause football près de camions roumains qui prendront quelques shoots sur leur semis (au bout d'un moment on est parti par peur de représailles...) et une sacré fouge pour ma part, on arrive à Saint-Etienne la grise. Sur le chemin du rade on aperçoit un camion tout pourri avec des affiches de la soirée à l'arrière.
C'est bien sur le groupe local organisateur de la soirée, Oïbara, donc on se fait même pas chier à tourner une demi heure en rond et on les suit jusqu'au Thunderbird.
Même pas drôle...

Le bar est cool et le patron sympa ! En bas j'aperçois des affiches d'autres clermontois passés ici quelques mois plus tôt (Torëto, les suppos et las vegas dead brides).
On nous met assez rapidement dans le bain avec des bières fraîches, les gars savent recevoir !
Début de soirée sans intéret à base de bières, balances, bières, balances et bières. Arrive le catering, un bon poulet rôti et du vin rouge, que demande le peuple ?!

Puis le concert se déroule sans soucis, les gars font le boulot, Oïbara sont bien frais, sorte de fusion punk rock / metal qui demande à murir un peu. Fin de soirée chez des amis à Foolish à mater un film porno où le père de Enki est figurant...
Je jette l'éponge et vais me coucher, je ne peux pas lutter contre ces gars là !

Merci pour les vacances les copains, essayez de pas vous tuer ou d'en perdre un dans les pays de l'Est !

http://www.myspace.com/foolishband

dimanche 24 février 2008

Tournée STETSON – Dragoule is in Japan 2K8 tour

Bounce (guitare/voix) – Mathvein (basse) – Martin (batterie) – Moi même (guitare/chant) – Dragoule (Japon)



Novembre 2007, la nouvelle se confirme, notre joueur de 4 cordes se casse au Japon dans un labo de recherche gratter du caillou de janvier à fin mars, pile au moment où l’on planifiait de tourner un peu, parce qu’avec nos emplois du temps à la con, c’est peut-être l’une des derniers tournée d’une semaine avant un petit moment…
Bref, la question se pose donc si l’on continue d’organiser cette tournée où si l’on abandonne.

On choisit d’y aller sans Dragoule avec son accord, histoire d’enquiller quelques dates avant une période qui risque d’être longue et calme niveau sorties à l’extérieur.
Se pose maintenant la question du bassiste ; après réflexion, Mathvein (ex electric vein / ass bandit / village, ...) s’avère le plus disponible pour répéter et venir avec nous, c’est en plus de ça un très bon ami et bassiste, donc tout roule.
Je vous épargne le stress du calage des dates, les gens qui nous font poireauter pour rien et le problème récurent à tout groupe en tournée : le transport.
Bref, au final au a réussi à caler 8 dates sur 9 jours, on est plutôt contents. Martin nous a dégotté la laguna de son pépé et de sa mémé et la remorque de tournée de son prof de batterie, two thumbs up !


Donc tournée en remorque, une première pour nous tous, je sais pas trop ce que ça va donner, mais ça nous évite toujours les frais de loc d’un camtard…
Vendredi 15/02, ce soir on joue à Lyon, ça doit être la quatrième fois donc on commence à avoir quelques potes là bas et on a bien hâte de tous les revoir (plus les clermontois expatriés !). On se retrouve vers 15h à notre salle de répète pour charger le matos, seulement Martin est un peu à la bourre.
On a reçus l’attache-remorque-pas-cher-commandé-sur-le-web cette semaine, et il le montait dans l’aprem avec un pote bricolo. Résultat c’est beaucoup plus chiant à faire que prévu et on prend pas mal de retard… Après avoir flippé vu la taille de la remorque et casé tout le matos je ne sais par quel miracle, on trace de Clermont alors qu’il est déjà 19h30, coup de fil à l’orga (benny benichou, un collègue à nous) pour prévenir – ça devrait pas poser de problèmes puisqu’on joue juste avec des DJs ce soir, mais on ne traîne pas pour arriver le plus vite possible.
Arrivée Lyon 22h pétantes. Petit coup de stress car on est des pines et on se perd à chaque fois + on entend un bruit assez fort et métallique qui provient de l’arrière de la caisse. Arrêt à un feu, Martin va voir, c’est bon, ce n’est que le faisceau de la remorque qui est arraché et traîne par terre… Ala cool quoi, on roule sans feux ni clignotants (sûrement depuis Clermont d’ailleurs).
Quelques centaines de mètres plus loin le bruit devient de plus en plus insistant et inquiétant. Re-vérification. Ah ben non en fait c’était pas ça, le pot d’échappement traîne par terre, nickel !

Il devient urgent d’arriver, on croise nos copains de la maréchaussée en roulant tout doucement pour pas faire trop de bruit et on est devant le Trokson à 21h15.
Là ce cher Ben nous annonce que si dans 15 min on commence pas le show c’est muerte mortadelle, dixit le patron du rade. Rapide calcul, on a une remorque et un coffre à décharger, tout le matos à installer, la caisse à garer dans un endroit sécurisé pour pas se faire chourrer la remorque et tout ça en seulement 15 petites minutes ; c’est une mission que Sébastien Cauet himself n’aurait pas accepté.
Du coup on ravale notre salive, Bounce sauve notre pot d’échappement en le fixant avec une corde de guitare – selon lui ça tiens à vie désormais -, on reste quelques minutes dans le froid Lyonnais comme des cons, puis on va garer la remorque pleine de matos qui coûte cher et très facile à tirer, dans le garage d’un ami providentiel présent ce soir là, merci encore Olive !
A part avec un accident de la route, je crois pas qu’il soit vraiment possible de commencer plus mal une tournée que ça. Oh, quoiqu’on a pas à se plaindre on a dormi au chaud et on a mangé quelques pâtes… (tandis que bounce boira des pintes jusqu’à plus soif avec fido- next Friday & reading is still honest zine- jusqu’au bout de la nuit). Ben célèbre son anniversaire, et la teuf se prolonge d’ailleurs dans l’appart où l’on dors jusqu’à 7/8h du mat, des gens font de la guitare en chantant faux, à peu près l’heure à laquelle on se réveille pour aller faire un tour dans Lyon.


Samedi 16/02. On récupère notre remorque après avoir essayé (enfin après que Martin ait essayé) en vain de dénuder les fils du faisceau pour refaire marcher feux et clignos, dans un froid sibérien et avec l’aide d’un opinel n°7 que j’ai eu la bonne idée d’emporter avec moi.
Lyon was a disaster, barrons nous vite de cette ville maudite !

Dijon, here we come. On trace vers midi, en étant sûrs d’arriver à l’heure au pays de la moutarde. Du coup on est bien en avance, on appelle l’orga (Poum), savoir si il peut nous filer un coup de patte pour réparer notre attelage, si il a des outils, ou un cousin mécano, sait-on jamais… On va dans un centre-auto, on achète un nouveau faisceau, un tournevis, et on fait fabriquer la plaque d’immatriculation de la remorque, on est presque plus hors la loi maintenant ! Puis pour les réparations on verra ça demain, hein.

Retour au Deep Inside, un bar rock cool, bonne déco, patron rockab’, cave qui fait office de salle, le premier concert de la tournée risque d’être bon ! Wacha, un ami expatrié dans l’Est nous a rejoint en train, et les canettes de hollandaise tombent les unes après les autres.
On joue avec un groupe screamo du coin « Free Medical Fantasy », dans un délire à la française (amanda woodward, daïtro, etc), c’est bien fait même si ça manque encore d’un petit quelque chose. Des gens très gentils en tout cas ! (et on apprendra quelques semaines plus tard que l’un des gratteux s’est fait tirer sa SG ce soir là !!). De notre côté on s’en sors juste avec la moyenne, public assez froid, ambiance chelou, et orange de Bounce qui grille.

Fin de soirée à base de shooters au deep inside, on se couche assez vite dans le grand appart de Poum. On est réveillés en pleine nuit (assez tôt le matin en fait…) par la copine de Poum et des amis à elle qui s’assoient sur nous, complètement beurrés, et viennent regarder des clips des années 80 dans la pièce où l’on dors…

Dimanche 17/02. La matinée passe assez vite, entre la tentative de réparation du faisceau de remorque ‘’ouais, non mais finalement pas la peine de la brancher puisqu’on roule de jour’’, la fixation de la plaque d’immatriculation au chatterton par Bounce ‘’ça tiens à vie les gars !’’, et les petits thés amoureusement préparés par notre ami Poum.

On trace direction l’Est de la France, via Besançon, et Mulhouse où l’on dépose Wacha – qui viendra nous rejoindre plus tard. Arrivée à 18h00 pétantes à Erstein, salle de l’APP (l’amicale des pécheurs !). On retrouve toute la joyeuse équipe de l’asso Dream comes true et les gens de Farewell (c’est un peu les mêmes en fait… et ce sont des gens formidablement gentils et accueillants), que Martin et moi avions pu rencontrer deux mois plus tôt la veille du réveillon lors du concert de Torëto (son autre groupe) ici même (mais au club house de tennis, parce que Nico chant/guitare de Farewell est aussi prof de tennis, ouais ouais) ; soirée assez mémorable d’ailleurs.
Bref retrouvailles avec des bisous et du houblon, on raconte nos mésaventures, ils nous narrent la soirée de la veille (c’est un festoche sur 2 jours), qui apparemment était bien fréquentée (quoique Flo – 6 mois aux chiottes entres autres- s’est fait tirer les sous de sa distro !!), et on décharge tout doucement le backline.

C’est une salle assez grande, on flippe un peu parce qu’un dimanche soir on s’attend pas à voir grand monde...

Après un super bon repas, I am John Spartan, locaux avec des membres d’autres groupes et exs-machins trucs, envoient la sauce. Ca rocks comme il faut, screamo intense et sincère, tout le monde chante, la classe !!

On a un peu la pression après ça, d’autant que finalement une quarantaine de personnes sont au rendez-vous, et forment un cercle autour de la scène, c’est beaucoup plus convivial que les concerts à Clermont-Ferrand !


Notre set est pas formidable et je finis de me bousiller les cordes vocales (+ je me saigne les doigts de la main droit comme un gros porc… ça feras au moins des jolis photos !), mais l’ambiance fait tout de même chaud au cœur.

Le quatuor emo violence italien the Infarto scheisse (ils jouaient à Clermont la veille d’ailleurs !) clôt le bal. Vraiment sympa, quoiqu’un peu répétitif à mon goût. L’ambiance est très bonne dans cette salle, la vinasse coule à flot et arrive l’heure tant attendue de l’eurodance, tradition Ersteinoise. Les concerts se finissent toujours par du gros son Dance des années 90, et c’est marrant de voir des gens de la ‘’scène’’ danser frénétiquement sur ce genre de bouses !

Martin et moi étions prévenus, on en profite bien. Bounce et Math sont malades et crevés, ils nous regardent et nous filment en ricanant. Vers 1h00 du matin on se résigne à décoller (après qu’un ami d’erstein mécano nous ait enfin réparé le faisceau, gloire à toi homme habile de tes mains). Wacha nous a gentiment invité à dormir chez lui à Colmar, une demi heure de route dans le sud, on sera dans le sens de la marche pour demain (et c’est pas plus mal, parce qu’on était pas couché avant un moment sinon, étant donné qu’on était censés dormir sur place, et aux dire des Aghostino qui y était la veille c’était pas forcément une bonne idée vu le bordel et le froid !). A partir de ce moment là je ne contrôle plus vraiment mes faits et gestes.

On embarque le matos, je prend le mauvais baffle en soutenant que c’est le mien à Bounce et Martin (qui a dit relou ?), et je passe le pied dans le canal à côté en voulant « marcher sur la glace » + bonus en arrivant à Colmar et après avoir déchargés le matos, on veux garer la remorque dans la cour intérieure de Wacha, et ils ont la mauvaise idée de me laisser passer devant pour guider l’attelage. Résultat la remorque s’éclate sur le trottoir en faisant beaucoup de bruit, ce qui attire un peu l’attention de tous les voisins à cette heure tardive, sous les engueulades d’un Martin légèrement irrité « mais quoooooi ! Comment tu veux que je fasse ?? » - reponds-je l’air hagard. Long nuit de sommeil bien méritée…
ERSTEIN WAS A FUCKING BLAST anyway !


Lundi 18/02.
Qu’il fait bon se réveiller au chaud dans un lit moelleux ! Léger mal de crâne pour ma part, on ouvre les yeux tout doucement, une bonne douche, une pizza dans l’estomac et on est prêts à repartir ! On a même pu discuter un peu sur internet avec notre bassiste japonais, si c’est pas formidable les joies de la technologie…
Direction Nevers, le centre de la France. Au programme cet après midi beaucoup de départementales et de chouettes paysages. On traverse pas mal de vignobles, c’est joli.

Arrivée à Nevers à la tombée de la nuit, pile en même temps que les hollandais de 1000 miles ahead avec qui on partage l’affiche ce soir et dans deux jours à Toulouse. On découvre le New bar, un lieu assez sexy, surtout les toilettes en fait ! On fait gentiment connaissance avec les hollandais, qui ne sont pas très bavards, et Dom/FTX qui organise le show.
Un lundi soir dans une ville de 50 000 habitants, deux groupes inconnus de l’extérieur sans première partie locale, ça avait beau être la période des vacances scolaires on s’attendait à un bar vide. Mais par bonheur, toutes les villes ne s’appellent pas Clermont-Feignant !

Le petit rade salasse est plein de gens venus écouter notre musique, ça fait fichtrement plaisir, et c’est peut-être pour ça qu’on donne un des meilleur concert de la tournée (si ce n’est que ma voix est horriblement faible…). Derrière 1000 miles ahead balancent leur punk rock mélo avec un frontman bien charismatique qui essaye de faire bouger le public, ça me fait penser à nos amis de Next Friday musicalement.
Vraiment une bonne soirée avec des gens gentils et du monde, ça fait chaud au cœur comme on dit ! On rentre sur Clermont-Ferrand histoire de pouvoir dormir demain matin…

Mardi 19/02 Day off, Day off… Rechargement de batteries, de cordes vocales, et promenade sur le puy de Pariou pour ma part (ouais, celui de la pub volvic).

Mercredi 20/02. Mine de rien, dormir deux nuits d’affilées dans son lit pendant plus de 8h ça fait un bien fou. Je renfile ma chemise à carreaux dégueulasse au grand dam de ma copine et retrouve les autres gaziers chez bounce.

Rituel habituel : chargement de la remorque au millimètre près, bouffe / boisson / chewing gums dans la caisse, on est partis en direction de Toulouse où l’on joue ce soir, en compagnie encore une fois des hollandais de 1000 miles ahead. On avait déjà joués dans la ville rose y’à 3 ans, mais au caravan serail, à l’extérieur du centre ville.

Après un trajet sans encombres, on rejoint les caves de la notté, un tout petit bar avec une cave donc, dans une rue en plein centre ville. Un peu la pinaille pour se garer et décharger, mais le lieu est sympa, même si ça risque d’être difficile d’avoir un son correct là dedans…

On retrouve Nab le niçois et Junior, notre premier batteur qui fait ses études ici ! Super repas veggie, on attaque le concert devant un public clairsemé mais attentif. Comme prévu le son est assez horrible, y’à même un petit larsen dégueulasse qui traîne dans les enceintes voix durant tout le set ; ça fais chier mais je crois pas qu’il y ait grand chose à faire…

Même soucis pour 1000 miles ahead, sinon leur concert se passe super bien, on commence même à connaître les singalongs ! ‘’You’ll pay for the damage done !’’ ‘’Victims of crime !”
On recharge le matos et direction un bled en dehors de Toulouse, où habite Pierro (toloose punkers); qui co-organisait la soirée avec les gentils membres de l’asso Nothing toulouse.
On crèche tous chez Pierro, qui a une jolie petite maison dans un village calme. Ca fait plaisir car jusqu’ici nous n’avions pas eu le temps de réellement discuter avec nos nouveaux amis hollandais. Ce sera chose faite dans le chouette salon de pierro, bien garni en cds et vinyls, et autour de tranches de pain de mie, fromage et vin rouge ! Pierro est vraiment très accueillant, il nous laisse dormir dans sa chambre pendant qu’il se piaute dans la salle de répète, car il se lève tôt demain matin pour travailler et ne veux pas nous déranger, ce qui met un peu mal à l’aise…


Jeudi21/02. Le lendemain à notre réveil Pierro est déjà parti, 1000 miles ahead s’apprêtent à le faire, aux revoirs de rigueur, à bientôt même ! Réveil en douceur, on apprécie pleinement la terrasse et le soleil du Sud, et la discographie bien chargé de l’ami Pierro !

Départ pour le Super Lioran, une station de ski située dans le Sud de l’Auvergne, département du Cantal. C’est dans un club, l’alternatif, directement au pied des pistes que nous jouons ce soir, aucune idée quand à ce qui nous attend en terme d’ambiance ou même d’affluence. On arrive une fois la nuit tombée, on gare la voiture et on va repérer les lieux, dans une ambiance assez irréelle ! Pile au même moment, une descente au flambeau arrive an bas des pistes, plus de cent personnes sont là pour y assister, et à peu près le double aux balcons des immeubles qui applaudissent, vin chaud à volonté, je crois qu’on va bien s’amuser ce soir !…

Nous retrouvons Nicolas Pilin aka Pilou (champion du monde de snow scoot s’il vous plait !), chez qui on va dormir ce soir. Déchargement habituel de notre remorque, puis on file au resto se remplir un peu la panse.
Pas de première partie ce soir, et l’ambiance s’en ressent un peu… Les gens arrivent tard, ne sont pas vraiment intéressés par le concert (du moins en apparence, parce que y’à toujours des types un peu saoul qui viennent te voir pour te dire que c’est vachement cool et blablabla après le concert…), et on joue un peu dans le vide, comme une répète en fait.
L’ambiance est marrante, la plupart des gens sont des moniteurs ou jeunes du coin, habillés en montagnards-style, et nous sommes rapidement introduits aux coutumes locales. Pour commencer, on nous sert des pintes de bières, on ose pas trop demander à boire mais on comprend vite que ce soir le bar est open pour nous…
La pinte se transforme rapidement en magic-pinte : le barman nous prépare un shooters de 4 ou 5 alcools mélangés et chauffés au chalumeau, qu’il jette en feu dans le verre…

C’est à ce moment là que je vais chercher Math, qui faisait encore le timide et s’en tenait à sa bière. Martin avait dit qu’il conduisait, ce qu’il regrettera par la suite… Math rattrape vite son retard, et on nous choppe pour nous servir une autre spécialité locale… le Jean-mi snif.

Verres à shooters vodka/get 27 cul sec, tout le monde retourne le verre sur le bar (en faisant du bruit c’est encore plus cool), et le barman garni le cul des verres creux de cointreau qu’il faut sniffer !! Vraiment des tarés dans le coin… On doit se taper deux JMS d’affilé (un par narine), à ce moment là la soirée par un peu en live, on crame le dance floor, et on rentre ramenés par le bienveillant Martin et Pilou dans un village de montagne, après avoir récupérés un Math bien sec qui commençait à se promener sur les pistes... Je perd ma casquette sur le chemin en faisant le con par la fenêtre, et on se tape un bon gueuleton en arrivant, qui nous sauvera probablement d’une horrible mal de crâne le lendemain.


Vendredi 22/02. Réveil par le chien du colloc de Pilou, qui a passé la nuit entre Math et moi. On salue nos gentils hôtes (on a vraiment été supers bien reçus sur toute la tournée…) et on file en direction d’Aurillac au fast food le plus proche. Le paysage est vraiment magnifique, c’est chouette de voir des coins pareil en tournant !

C’est déjà la dernière date, la nostalgie commence à gagner du terrain, mais il nous reste encore plus de 24 heures pour profiter pleinement de tout ça. Neuvic / Périgord n’est pas très loin et nous sommes très en avance, on décide donc de s’arrêter en suivant l’un de ces nombreux panneaux indiquant des jolis choses à voir dans le coin, pour une promenade / sieste digestive.

Ce sera finalement des chutes d'eau qui retiendront notre attention, après quelques kilomètres sur une toute petite route en sous bois, on arrive à un petit parking. Petite promenade, paysages féeriques et photos souvenir, je trempe même les pieds dans l’eau ! cette pause d’une bonne heure fais beaucoup de bien et on repars en direction de Neuvic et son hôtel de France. Arrivée une heure en avance sur le timing, les Sweat baby sweat (avec le chanteur de Spudgun, c’est par leur intermédiaire que cette date a été calée) en ont eux une de retard.
On a largement eu le temps de faire 4 fois le tour du village vu la taille, et de profiter de cette fin de journée ensoleillée qui sent bon l’été en buvant un apéritif anisé.
On joue à l’hôtel de France, tenu par Jean-Pierre, un breton qui nous accueille comme des rois : chambres d’hôtel au dessus du bar pour tout le monde, repas gargantuesque, et open bar toute la soirée !
Match de rugby de l’équipe de France le même soir à la télé, le concert attaque donc après seulement. La défaite a du en rebuter plus d’un, car malgré une entrée gratos pas un chat pointe le bout de son nez (15 personnes à tout casser). On avait joué les ordres de passage à SHIFUMI, et on a pris une branlée, donc on se branche et on envoi la purée pour notre dernier concert avec matt et de la tournée. Un peu de tristesse donc, beaucoup de fatigue surtout…

Concert un peu chaotique tout à l’énergie, la place est toute chaude pour le quatuor rock bordelais. Vraiment sympa si ce n’est l’anglais de Bud qui pêche toujours autant, ça joue très bien ! Le bassiste a la grande classe et est plutôt marrant, et le final me rappelle les meilleurs moments d’Against me, c’est pas rien !
La fin de soirée sera épique, JP rince tout le monde jusqu’à point d’heure. Les fûts de kro sont vite vides, on attaque ceux de leffe brune... Et quand on se décide à monter à l’étage pour dormir je trouve une cape et me transforme en Super-Canon. Je vous épargne les détails de la fin de soirée...


Le lendemain fut assez difficile, Martin étant le seul en état de conduire (comme trop souvent ! heureusement qu'il est là ce brave jeune homme). Au final, 2550 kilomètres en une semaine et pas mal de bons souvenirs, jusqu'à la prochaine tournée...