dimanche 24 février 2008

Tournée STETSON – Dragoule is in Japan 2K8 tour

Bounce (guitare/voix) – Mathvein (basse) – Martin (batterie) – Moi même (guitare/chant) – Dragoule (Japon)



Novembre 2007, la nouvelle se confirme, notre joueur de 4 cordes se casse au Japon dans un labo de recherche gratter du caillou de janvier à fin mars, pile au moment où l’on planifiait de tourner un peu, parce qu’avec nos emplois du temps à la con, c’est peut-être l’une des derniers tournée d’une semaine avant un petit moment…
Bref, la question se pose donc si l’on continue d’organiser cette tournée où si l’on abandonne.

On choisit d’y aller sans Dragoule avec son accord, histoire d’enquiller quelques dates avant une période qui risque d’être longue et calme niveau sorties à l’extérieur.
Se pose maintenant la question du bassiste ; après réflexion, Mathvein (ex electric vein / ass bandit / village, ...) s’avère le plus disponible pour répéter et venir avec nous, c’est en plus de ça un très bon ami et bassiste, donc tout roule.
Je vous épargne le stress du calage des dates, les gens qui nous font poireauter pour rien et le problème récurent à tout groupe en tournée : le transport.
Bref, au final au a réussi à caler 8 dates sur 9 jours, on est plutôt contents. Martin nous a dégotté la laguna de son pépé et de sa mémé et la remorque de tournée de son prof de batterie, two thumbs up !


Donc tournée en remorque, une première pour nous tous, je sais pas trop ce que ça va donner, mais ça nous évite toujours les frais de loc d’un camtard…
Vendredi 15/02, ce soir on joue à Lyon, ça doit être la quatrième fois donc on commence à avoir quelques potes là bas et on a bien hâte de tous les revoir (plus les clermontois expatriés !). On se retrouve vers 15h à notre salle de répète pour charger le matos, seulement Martin est un peu à la bourre.
On a reçus l’attache-remorque-pas-cher-commandé-sur-le-web cette semaine, et il le montait dans l’aprem avec un pote bricolo. Résultat c’est beaucoup plus chiant à faire que prévu et on prend pas mal de retard… Après avoir flippé vu la taille de la remorque et casé tout le matos je ne sais par quel miracle, on trace de Clermont alors qu’il est déjà 19h30, coup de fil à l’orga (benny benichou, un collègue à nous) pour prévenir – ça devrait pas poser de problèmes puisqu’on joue juste avec des DJs ce soir, mais on ne traîne pas pour arriver le plus vite possible.
Arrivée Lyon 22h pétantes. Petit coup de stress car on est des pines et on se perd à chaque fois + on entend un bruit assez fort et métallique qui provient de l’arrière de la caisse. Arrêt à un feu, Martin va voir, c’est bon, ce n’est que le faisceau de la remorque qui est arraché et traîne par terre… Ala cool quoi, on roule sans feux ni clignotants (sûrement depuis Clermont d’ailleurs).
Quelques centaines de mètres plus loin le bruit devient de plus en plus insistant et inquiétant. Re-vérification. Ah ben non en fait c’était pas ça, le pot d’échappement traîne par terre, nickel !

Il devient urgent d’arriver, on croise nos copains de la maréchaussée en roulant tout doucement pour pas faire trop de bruit et on est devant le Trokson à 21h15.
Là ce cher Ben nous annonce que si dans 15 min on commence pas le show c’est muerte mortadelle, dixit le patron du rade. Rapide calcul, on a une remorque et un coffre à décharger, tout le matos à installer, la caisse à garer dans un endroit sécurisé pour pas se faire chourrer la remorque et tout ça en seulement 15 petites minutes ; c’est une mission que Sébastien Cauet himself n’aurait pas accepté.
Du coup on ravale notre salive, Bounce sauve notre pot d’échappement en le fixant avec une corde de guitare – selon lui ça tiens à vie désormais -, on reste quelques minutes dans le froid Lyonnais comme des cons, puis on va garer la remorque pleine de matos qui coûte cher et très facile à tirer, dans le garage d’un ami providentiel présent ce soir là, merci encore Olive !
A part avec un accident de la route, je crois pas qu’il soit vraiment possible de commencer plus mal une tournée que ça. Oh, quoiqu’on a pas à se plaindre on a dormi au chaud et on a mangé quelques pâtes… (tandis que bounce boira des pintes jusqu’à plus soif avec fido- next Friday & reading is still honest zine- jusqu’au bout de la nuit). Ben célèbre son anniversaire, et la teuf se prolonge d’ailleurs dans l’appart où l’on dors jusqu’à 7/8h du mat, des gens font de la guitare en chantant faux, à peu près l’heure à laquelle on se réveille pour aller faire un tour dans Lyon.


Samedi 16/02. On récupère notre remorque après avoir essayé (enfin après que Martin ait essayé) en vain de dénuder les fils du faisceau pour refaire marcher feux et clignos, dans un froid sibérien et avec l’aide d’un opinel n°7 que j’ai eu la bonne idée d’emporter avec moi.
Lyon was a disaster, barrons nous vite de cette ville maudite !

Dijon, here we come. On trace vers midi, en étant sûrs d’arriver à l’heure au pays de la moutarde. Du coup on est bien en avance, on appelle l’orga (Poum), savoir si il peut nous filer un coup de patte pour réparer notre attelage, si il a des outils, ou un cousin mécano, sait-on jamais… On va dans un centre-auto, on achète un nouveau faisceau, un tournevis, et on fait fabriquer la plaque d’immatriculation de la remorque, on est presque plus hors la loi maintenant ! Puis pour les réparations on verra ça demain, hein.

Retour au Deep Inside, un bar rock cool, bonne déco, patron rockab’, cave qui fait office de salle, le premier concert de la tournée risque d’être bon ! Wacha, un ami expatrié dans l’Est nous a rejoint en train, et les canettes de hollandaise tombent les unes après les autres.
On joue avec un groupe screamo du coin « Free Medical Fantasy », dans un délire à la française (amanda woodward, daïtro, etc), c’est bien fait même si ça manque encore d’un petit quelque chose. Des gens très gentils en tout cas ! (et on apprendra quelques semaines plus tard que l’un des gratteux s’est fait tirer sa SG ce soir là !!). De notre côté on s’en sors juste avec la moyenne, public assez froid, ambiance chelou, et orange de Bounce qui grille.

Fin de soirée à base de shooters au deep inside, on se couche assez vite dans le grand appart de Poum. On est réveillés en pleine nuit (assez tôt le matin en fait…) par la copine de Poum et des amis à elle qui s’assoient sur nous, complètement beurrés, et viennent regarder des clips des années 80 dans la pièce où l’on dors…

Dimanche 17/02. La matinée passe assez vite, entre la tentative de réparation du faisceau de remorque ‘’ouais, non mais finalement pas la peine de la brancher puisqu’on roule de jour’’, la fixation de la plaque d’immatriculation au chatterton par Bounce ‘’ça tiens à vie les gars !’’, et les petits thés amoureusement préparés par notre ami Poum.

On trace direction l’Est de la France, via Besançon, et Mulhouse où l’on dépose Wacha – qui viendra nous rejoindre plus tard. Arrivée à 18h00 pétantes à Erstein, salle de l’APP (l’amicale des pécheurs !). On retrouve toute la joyeuse équipe de l’asso Dream comes true et les gens de Farewell (c’est un peu les mêmes en fait… et ce sont des gens formidablement gentils et accueillants), que Martin et moi avions pu rencontrer deux mois plus tôt la veille du réveillon lors du concert de Torëto (son autre groupe) ici même (mais au club house de tennis, parce que Nico chant/guitare de Farewell est aussi prof de tennis, ouais ouais) ; soirée assez mémorable d’ailleurs.
Bref retrouvailles avec des bisous et du houblon, on raconte nos mésaventures, ils nous narrent la soirée de la veille (c’est un festoche sur 2 jours), qui apparemment était bien fréquentée (quoique Flo – 6 mois aux chiottes entres autres- s’est fait tirer les sous de sa distro !!), et on décharge tout doucement le backline.

C’est une salle assez grande, on flippe un peu parce qu’un dimanche soir on s’attend pas à voir grand monde...

Après un super bon repas, I am John Spartan, locaux avec des membres d’autres groupes et exs-machins trucs, envoient la sauce. Ca rocks comme il faut, screamo intense et sincère, tout le monde chante, la classe !!

On a un peu la pression après ça, d’autant que finalement une quarantaine de personnes sont au rendez-vous, et forment un cercle autour de la scène, c’est beaucoup plus convivial que les concerts à Clermont-Ferrand !


Notre set est pas formidable et je finis de me bousiller les cordes vocales (+ je me saigne les doigts de la main droit comme un gros porc… ça feras au moins des jolis photos !), mais l’ambiance fait tout de même chaud au cœur.

Le quatuor emo violence italien the Infarto scheisse (ils jouaient à Clermont la veille d’ailleurs !) clôt le bal. Vraiment sympa, quoiqu’un peu répétitif à mon goût. L’ambiance est très bonne dans cette salle, la vinasse coule à flot et arrive l’heure tant attendue de l’eurodance, tradition Ersteinoise. Les concerts se finissent toujours par du gros son Dance des années 90, et c’est marrant de voir des gens de la ‘’scène’’ danser frénétiquement sur ce genre de bouses !

Martin et moi étions prévenus, on en profite bien. Bounce et Math sont malades et crevés, ils nous regardent et nous filment en ricanant. Vers 1h00 du matin on se résigne à décoller (après qu’un ami d’erstein mécano nous ait enfin réparé le faisceau, gloire à toi homme habile de tes mains). Wacha nous a gentiment invité à dormir chez lui à Colmar, une demi heure de route dans le sud, on sera dans le sens de la marche pour demain (et c’est pas plus mal, parce qu’on était pas couché avant un moment sinon, étant donné qu’on était censés dormir sur place, et aux dire des Aghostino qui y était la veille c’était pas forcément une bonne idée vu le bordel et le froid !). A partir de ce moment là je ne contrôle plus vraiment mes faits et gestes.

On embarque le matos, je prend le mauvais baffle en soutenant que c’est le mien à Bounce et Martin (qui a dit relou ?), et je passe le pied dans le canal à côté en voulant « marcher sur la glace » + bonus en arrivant à Colmar et après avoir déchargés le matos, on veux garer la remorque dans la cour intérieure de Wacha, et ils ont la mauvaise idée de me laisser passer devant pour guider l’attelage. Résultat la remorque s’éclate sur le trottoir en faisant beaucoup de bruit, ce qui attire un peu l’attention de tous les voisins à cette heure tardive, sous les engueulades d’un Martin légèrement irrité « mais quoooooi ! Comment tu veux que je fasse ?? » - reponds-je l’air hagard. Long nuit de sommeil bien méritée…
ERSTEIN WAS A FUCKING BLAST anyway !


Lundi 18/02.
Qu’il fait bon se réveiller au chaud dans un lit moelleux ! Léger mal de crâne pour ma part, on ouvre les yeux tout doucement, une bonne douche, une pizza dans l’estomac et on est prêts à repartir ! On a même pu discuter un peu sur internet avec notre bassiste japonais, si c’est pas formidable les joies de la technologie…
Direction Nevers, le centre de la France. Au programme cet après midi beaucoup de départementales et de chouettes paysages. On traverse pas mal de vignobles, c’est joli.

Arrivée à Nevers à la tombée de la nuit, pile en même temps que les hollandais de 1000 miles ahead avec qui on partage l’affiche ce soir et dans deux jours à Toulouse. On découvre le New bar, un lieu assez sexy, surtout les toilettes en fait ! On fait gentiment connaissance avec les hollandais, qui ne sont pas très bavards, et Dom/FTX qui organise le show.
Un lundi soir dans une ville de 50 000 habitants, deux groupes inconnus de l’extérieur sans première partie locale, ça avait beau être la période des vacances scolaires on s’attendait à un bar vide. Mais par bonheur, toutes les villes ne s’appellent pas Clermont-Feignant !

Le petit rade salasse est plein de gens venus écouter notre musique, ça fait fichtrement plaisir, et c’est peut-être pour ça qu’on donne un des meilleur concert de la tournée (si ce n’est que ma voix est horriblement faible…). Derrière 1000 miles ahead balancent leur punk rock mélo avec un frontman bien charismatique qui essaye de faire bouger le public, ça me fait penser à nos amis de Next Friday musicalement.
Vraiment une bonne soirée avec des gens gentils et du monde, ça fait chaud au cœur comme on dit ! On rentre sur Clermont-Ferrand histoire de pouvoir dormir demain matin…

Mardi 19/02 Day off, Day off… Rechargement de batteries, de cordes vocales, et promenade sur le puy de Pariou pour ma part (ouais, celui de la pub volvic).

Mercredi 20/02. Mine de rien, dormir deux nuits d’affilées dans son lit pendant plus de 8h ça fait un bien fou. Je renfile ma chemise à carreaux dégueulasse au grand dam de ma copine et retrouve les autres gaziers chez bounce.

Rituel habituel : chargement de la remorque au millimètre près, bouffe / boisson / chewing gums dans la caisse, on est partis en direction de Toulouse où l’on joue ce soir, en compagnie encore une fois des hollandais de 1000 miles ahead. On avait déjà joués dans la ville rose y’à 3 ans, mais au caravan serail, à l’extérieur du centre ville.

Après un trajet sans encombres, on rejoint les caves de la notté, un tout petit bar avec une cave donc, dans une rue en plein centre ville. Un peu la pinaille pour se garer et décharger, mais le lieu est sympa, même si ça risque d’être difficile d’avoir un son correct là dedans…

On retrouve Nab le niçois et Junior, notre premier batteur qui fait ses études ici ! Super repas veggie, on attaque le concert devant un public clairsemé mais attentif. Comme prévu le son est assez horrible, y’à même un petit larsen dégueulasse qui traîne dans les enceintes voix durant tout le set ; ça fais chier mais je crois pas qu’il y ait grand chose à faire…

Même soucis pour 1000 miles ahead, sinon leur concert se passe super bien, on commence même à connaître les singalongs ! ‘’You’ll pay for the damage done !’’ ‘’Victims of crime !”
On recharge le matos et direction un bled en dehors de Toulouse, où habite Pierro (toloose punkers); qui co-organisait la soirée avec les gentils membres de l’asso Nothing toulouse.
On crèche tous chez Pierro, qui a une jolie petite maison dans un village calme. Ca fait plaisir car jusqu’ici nous n’avions pas eu le temps de réellement discuter avec nos nouveaux amis hollandais. Ce sera chose faite dans le chouette salon de pierro, bien garni en cds et vinyls, et autour de tranches de pain de mie, fromage et vin rouge ! Pierro est vraiment très accueillant, il nous laisse dormir dans sa chambre pendant qu’il se piaute dans la salle de répète, car il se lève tôt demain matin pour travailler et ne veux pas nous déranger, ce qui met un peu mal à l’aise…


Jeudi21/02. Le lendemain à notre réveil Pierro est déjà parti, 1000 miles ahead s’apprêtent à le faire, aux revoirs de rigueur, à bientôt même ! Réveil en douceur, on apprécie pleinement la terrasse et le soleil du Sud, et la discographie bien chargé de l’ami Pierro !

Départ pour le Super Lioran, une station de ski située dans le Sud de l’Auvergne, département du Cantal. C’est dans un club, l’alternatif, directement au pied des pistes que nous jouons ce soir, aucune idée quand à ce qui nous attend en terme d’ambiance ou même d’affluence. On arrive une fois la nuit tombée, on gare la voiture et on va repérer les lieux, dans une ambiance assez irréelle ! Pile au même moment, une descente au flambeau arrive an bas des pistes, plus de cent personnes sont là pour y assister, et à peu près le double aux balcons des immeubles qui applaudissent, vin chaud à volonté, je crois qu’on va bien s’amuser ce soir !…

Nous retrouvons Nicolas Pilin aka Pilou (champion du monde de snow scoot s’il vous plait !), chez qui on va dormir ce soir. Déchargement habituel de notre remorque, puis on file au resto se remplir un peu la panse.
Pas de première partie ce soir, et l’ambiance s’en ressent un peu… Les gens arrivent tard, ne sont pas vraiment intéressés par le concert (du moins en apparence, parce que y’à toujours des types un peu saoul qui viennent te voir pour te dire que c’est vachement cool et blablabla après le concert…), et on joue un peu dans le vide, comme une répète en fait.
L’ambiance est marrante, la plupart des gens sont des moniteurs ou jeunes du coin, habillés en montagnards-style, et nous sommes rapidement introduits aux coutumes locales. Pour commencer, on nous sert des pintes de bières, on ose pas trop demander à boire mais on comprend vite que ce soir le bar est open pour nous…
La pinte se transforme rapidement en magic-pinte : le barman nous prépare un shooters de 4 ou 5 alcools mélangés et chauffés au chalumeau, qu’il jette en feu dans le verre…

C’est à ce moment là que je vais chercher Math, qui faisait encore le timide et s’en tenait à sa bière. Martin avait dit qu’il conduisait, ce qu’il regrettera par la suite… Math rattrape vite son retard, et on nous choppe pour nous servir une autre spécialité locale… le Jean-mi snif.

Verres à shooters vodka/get 27 cul sec, tout le monde retourne le verre sur le bar (en faisant du bruit c’est encore plus cool), et le barman garni le cul des verres creux de cointreau qu’il faut sniffer !! Vraiment des tarés dans le coin… On doit se taper deux JMS d’affilé (un par narine), à ce moment là la soirée par un peu en live, on crame le dance floor, et on rentre ramenés par le bienveillant Martin et Pilou dans un village de montagne, après avoir récupérés un Math bien sec qui commençait à se promener sur les pistes... Je perd ma casquette sur le chemin en faisant le con par la fenêtre, et on se tape un bon gueuleton en arrivant, qui nous sauvera probablement d’une horrible mal de crâne le lendemain.


Vendredi 22/02. Réveil par le chien du colloc de Pilou, qui a passé la nuit entre Math et moi. On salue nos gentils hôtes (on a vraiment été supers bien reçus sur toute la tournée…) et on file en direction d’Aurillac au fast food le plus proche. Le paysage est vraiment magnifique, c’est chouette de voir des coins pareil en tournant !

C’est déjà la dernière date, la nostalgie commence à gagner du terrain, mais il nous reste encore plus de 24 heures pour profiter pleinement de tout ça. Neuvic / Périgord n’est pas très loin et nous sommes très en avance, on décide donc de s’arrêter en suivant l’un de ces nombreux panneaux indiquant des jolis choses à voir dans le coin, pour une promenade / sieste digestive.

Ce sera finalement des chutes d'eau qui retiendront notre attention, après quelques kilomètres sur une toute petite route en sous bois, on arrive à un petit parking. Petite promenade, paysages féeriques et photos souvenir, je trempe même les pieds dans l’eau ! cette pause d’une bonne heure fais beaucoup de bien et on repars en direction de Neuvic et son hôtel de France. Arrivée une heure en avance sur le timing, les Sweat baby sweat (avec le chanteur de Spudgun, c’est par leur intermédiaire que cette date a été calée) en ont eux une de retard.
On a largement eu le temps de faire 4 fois le tour du village vu la taille, et de profiter de cette fin de journée ensoleillée qui sent bon l’été en buvant un apéritif anisé.
On joue à l’hôtel de France, tenu par Jean-Pierre, un breton qui nous accueille comme des rois : chambres d’hôtel au dessus du bar pour tout le monde, repas gargantuesque, et open bar toute la soirée !
Match de rugby de l’équipe de France le même soir à la télé, le concert attaque donc après seulement. La défaite a du en rebuter plus d’un, car malgré une entrée gratos pas un chat pointe le bout de son nez (15 personnes à tout casser). On avait joué les ordres de passage à SHIFUMI, et on a pris une branlée, donc on se branche et on envoi la purée pour notre dernier concert avec matt et de la tournée. Un peu de tristesse donc, beaucoup de fatigue surtout…

Concert un peu chaotique tout à l’énergie, la place est toute chaude pour le quatuor rock bordelais. Vraiment sympa si ce n’est l’anglais de Bud qui pêche toujours autant, ça joue très bien ! Le bassiste a la grande classe et est plutôt marrant, et le final me rappelle les meilleurs moments d’Against me, c’est pas rien !
La fin de soirée sera épique, JP rince tout le monde jusqu’à point d’heure. Les fûts de kro sont vite vides, on attaque ceux de leffe brune... Et quand on se décide à monter à l’étage pour dormir je trouve une cape et me transforme en Super-Canon. Je vous épargne les détails de la fin de soirée...


Le lendemain fut assez difficile, Martin étant le seul en état de conduire (comme trop souvent ! heureusement qu'il est là ce brave jeune homme). Au final, 2550 kilomètres en une semaine et pas mal de bons souvenirs, jusqu'à la prochaine tournée...

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