mercredi 8 septembre 2010

Tim Vantol - Road sweet road



Depuis quelques années, la mouvance folk punk se répand comme une traînée de poudre au sein de la scène punk rock. Après Chuck Ragan (Hot Water Music), Tom Gabel (Against me!), ou Dustin Kensrue (Thrice) aux Etats-Unis, le courant retrouve un soudain intérêt en Angleterre avec Frank Turner (feu Million Dead), pourtant la nation ayant vu les débuts du folk punk via the Pogues ou Billy Bragg.

Du côté des Pays-Bas, un jeune chanteur du nom de Tim Vantol commence à tirer son épingle du jeu au moyen d'incessantes tournées (Europe / Usa) et d'un premier album sorti en 2009, Road sweet road. Le titre parle de lui-même : chaque note transpire ici l'amour des kilomètres de bitume avalés, des concerts à se briser la voix, des after-shows arrosés et des rencontres effectuées. Des arrangements rares et discrets -harmonica, batterie feutrée, violon et quelques chœurs- suffisent à embellir les morceaux simples de Tim Vantol. Finalement, sa voix puissante et les résonnements de sa Hummingbird auraient presque suffit tout le long du disque (cf "Four wheels and a sixstring", "Broken mirror", "What norm ?" et "Mercy will kill me").
Ce gars là n'a besoin de rien d'autre que d'une guitare, d'un moyen de transport, d'une bouteille de whisky et des gens devant qui jouer pour être heureux, comme il le chante sur "Four wheels and a sixstring". Une vraie philosophie de vie poussant chacun à profiter de son existence comme il l'entend, si bien résumé sur le titre "What Norm?" : "What if cancer take our lives and we didn't taste the good before we die ? I'm broke, but I'm living, and I don't have regrets cause if I had the chance: I would do it again!" (pour les non-anglophones : "Et si le cancer emportait nos vies alors que nous n'avions pas goûté au bonheur avant de mourir ? Je suis fauché, mais je suis vivant, et je n'ai pas de regrets car si j'avais de nouveau l'occasion : je referais les même choix!").

La voix puissante et écorchée de Tim Vantol rappelle fortement le leader d'Against me, toutefois, son récent surnom de "Dutch Ragan", ainsi que sa façon de composer ala Frank Turner (entendez mélodies simples et catchy, paroles qui touchent en plein cœur et singalongs à tout va) vous donnerons un aperçu plus juste du registre du batave.
En 9 chansons, Road sweet road, livré dans un magnifique vinyl à pochette sérigraphiée, laisse entrevoir un très bel avenir à Tim Vantol, qui manque encore d'originalité mais fait les choses avec tant d'application, de cœur et de talent qu'on attend la suite des évènements impatiemment !

http://www.myspace.com/timvantol

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