Le power duo revient sur le devant de la scène ces derniers temps, et vu la qualité des productions qui nous arrivent aux oreilles, on ne va pas s'en plaindre ! A la manière de leurs collègues français Generic, Pneu, Gâtechien, Ivan rebroff's armpits, Room 204 ou les défunts Belly Button, les deux amis originaires de La Rochelle ont décidés de se simplifier la vie en composant et répétant sans l'aide de personne d'autre.
Une batterie, une guitare et deux voix suffisent amplement pour faire beaucoup de bruit avec classe, la preuve en seulement 7 titres sur ce premier ep autoproduit : disorder of colors !
Ca sent à plein nez le groupe de copains monté pour combler leur emploi du temps laissé vacant par leurs groupes respectifs, pour pouvoir tourner plus facilement, et tout simplement passer un bon moment sur la route. Dès les premiers accords de "Rubicon", on est conquis par la dualité des voix criées/parlées/chantées, la rythmique plombée et les riffs assassins s'immisçant au plus profond de notre crâne.
L'orchestre robotique nous rappelle des tas de groupes à la fois, tout en gardant une véritable identité, sorte de pot pourri de toutes ses influences. En vrac, le groupe évoque aussi bien le rock indé racé des Danois Lack (rip) que le post hardcore burné des anglais de Jairus, le punk nerveux et mélodique de feu Hot Snakes que l'emo de haute volée des allemands Yage, ou bien le punk survitaminé des poitevins de Loisirs que le post rock inventif des chicagoans de Russian circles. Ces deux là ne sont pas nés de la dernière pluie, connaissent leurs références sur le bout des doigts, et ont profités de leur 3 premières années d'existence pour rôder des compositions sur toutes les scènes de France et d'Europe.
Une bien belle carte de visite en somme, reste à espérer que l'album à venir tienne toutes ses promesses !
http://www.myspace.com/robotorchestra
1 commentaire:
Ils viennent d'ailleurs de rentrer d'une tournée anglaise avec les copains de My Own Private Alaska
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