Après 20 ans de carrière et être passés par tous les stades de l'industrie musicale, les têtes brulées sont désormais leur propres patrons via le label Opposite et le studio Bou dc (où officient Pierre, guitariste chanteur de Burning Heads et Dudu bassiste de Gravity slaves), et toujours pas du genre à mettre de l'eau dans leur vin…
La plupart des titres de leur dixième album frisent avec les 2 minutes, suffisamment pour envoyer un punk hardcore 80's qu'ils avaient quelque peu délaissé. Mélodie, vélocité et fureur : ce Spread the fire rappelle les excellents Dive ou Super modern world via les petites bombes "Invisible disease", "More than a billion", "Just wanna be me", sans oublier quelques incartades mid-tempo ("Bomb the world", "Face the facts", "Forget", ou "Friday on my mind" excellente reprise d'Easybeats) à l'image d'une autre de leur pièce maîtresse, l'album Taranto.
Côté son, l'épisode Opposite 2 et quelques albums de groupes français enregistrés depuis Bad time for human kind ont permis au Bou dc de nettement s'améliorer. Même si l'on est loin des productions américaines de Be one with the flames et Escape, le tout a le mérite d'être DIY et de retranscrire au mieux l'énergie live du quatuor. Les chœurs sont plus mis en avant que sur les anciennes prods ("Hurray", "Disobey", "Competition",…), et les paroles toujours aussi noires : futur incertain, consumérisme, concurrence et rivalité, liberté des peuples, guerres...
Vous l'aurez compris, ce Spread the fire est une bonne synthèse de la longue carrière des indispensables Orléanais, qui ont déjà sortis un split avec les mythiques californiens Adolescents et tournés un mois aux Usa depuis sa sortie.
http://www.myspace.com/burningheads
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