dimanche 18 mars 2007

On Tour with : the Suppositorz (13, 14, 15 et 17 mars 2007)


Toujours en recherche de stage très active, je dispose d'un temps libre assez conséquent, autant l'utiliser à bon escient...
Les Suppositorz, aka Suppos, quatuor garage originaire de Moulins et expatrié à Clermont-Ferrand partent en mini tournée en France, besoin d'un chauffeur, c'est parti ! En plus d'être de bon amis et d'avoir un des nom de groupe le plus stupide de l'histoire du rock'n'roll les mecs jouent un garage rock influs Stooges, Lords of altamont, Fuzztones et Radio Birdman assez prenant et dansant sur scène.

Mardi 13 mars au matin on récupère le camtard de Ju (Ass bandit), le temps de changer les pneus (une heure pour quatre pneus quand même, à Clermont tyre city ça la fout mal ! On en profite pour aller reluquer les harleys au magasin d'à côté) on est prêts à partir. David Micho (organiste), Steve (guitare/chant), Billy (roadie boy) et moi même roulons en direction de Moulins récupérer Jo (bassiste géant et mannequin pour revues porno gays). On bouffe les quelques tranches de pain et le frometon qu'on a achetés plus tôt puis on repart en direction de Paris où l'on va retrouver Sub (batterie) qui est arrivé la veille. Voyage sans encombres avec un beau soleil, Steve nous passe des disques ultra cryptiques, des groupes de garage plus inconnus les uns que les autres avec des sons perraves à souhait ! Au milieu de tout ça on arrive quand même à s'écouter un peu de Mötley Crüe ce qui aura pour effet de réveiller tout le monde, et du Elvis, au cours duquel on réinvente le chant à l'octave.
Périf’ parisien, je redoute un peu, forcément, en bon provincial que je suis j'affectionne pas particulièrement le mode de conduite local à base de dépassement par la droite et autres queues de poisson. On a d'ailleurs faillit se faire emboutir une fois ou deux. Mais heureusement Micho the co-pilot connaît le coin comme sa poche, nous fait éviter les embouteillages, et on rentre dans Paris sans encombres en arrivant directement à l'appart où l'on loge.
Les suppositorz sont la plus grosse bande de gratteurs que j'ai jamais vus, donc là en l'occurrence on va dormir chez des filles qu'ils ont rencontrés sur internet et chez qui ils étaient déjà venus dormir lors de leur dernières dates parisiennes ! Bien sûr, ma venue et celle de Billy n'était pas du tout annoncée, donc on est pas sur de pouvoir dormir là...

Première soirée où l'on retrouve quelques clermontois expatriés (March the 6th) un tour dans un bar chelou (O.PA.) où y'à un concert chelou. Les demis sont ultras taxés, et comme j'ai oublié ma carte bleue et que les 30 € retirés à clermont sont déjà partis en nourriture et ticket de métro (Paris ça sent mauvais et ça coûte cher.) je me résilie à subir le spectacle (Whodunit) pas folichon. On finit la soirée gentiment du côté de la Féline, on vient tâter le terrain, le rade est sympa, bonne musique à l'intérieur... Puis on rentre se coucher, pour Billy et moi ce sera à même le parquet avec la couverture dégueu qui traîne dans le camion, dure la vie de roadie d'un groupe inconnu...


Mercredi 14 mars.

Réveil difficile, j'ai mal au dos, à la nuque, et ça meule, comme on dit au pays. Je m'arrange donc pour emmerder un peu Steve et Sub pour leur faire partager ma douleur. Petit déjeuner à base de chocos/bière, on va se promener un peu en ville, histoire de.
Le soleil parisien nous titille le visage, on mange un bout posés sur un quai, tandis que Billy prend des photos des demoiselles qui passent sur les péniches avec son méga-zoom. On finit l’aprem à flâner à droite et à gauche, avant de se retrouver tous les 6 à la féline pour décharger le backline, garer le camion et s’installer. Les patrons sont des rockers, des vrais comme dans les films des années 60. Le bar est tout petit, l’entrée est gratos, et c’est assez vite remplit ! Les suppos envoient un set cool, le public à l’air content puisqu’il en redemande. Le boss paye son Jack Daniel’s, les pintes sortent de nulle part, et on finit la soirée au Truskel, un bar rock hype assez pourri. On y débarque à 10 pouilleux auvergnats un peu éméchés, les pintes à 6 € atterrissent dans mes mains par miracle (j’ai toujours pas de sous dans l’histoire, mais je crois que Bounce a eu mal au cheveu et une sacré surprise en voyant l’état de son compte le lendemain !), on frôle la baston (enfin je…) avec des rockers parisiens insupportables et on rentre à point d’heure en taxi…

En arrivant à l’appart Billy veux retourner dans Paris faire des photos au lever du jour et il part errer seul dans la capital. Moi je conduis demain donc je vais essayer de roupiller pendant les quelques petites heures qu’il nous reste…

Jeudi 15 mars.

Sub me réveille en me racontant des conneries (comme d’habitude), histoires de police, de pinces, je comprend pas grand chose je suis encore à moitié sec… (une des collocs aurait eu un accident de voiture et se serait faite greffer des pinces de crabes à l’hôpital…)
Pfew, il devient urgent d’éponger l’alcool encore présent dans mon estomac pour faire baisser un poil le taux d’alcoolémie avant de prendre la route. Chose faite dans une enseigne Belge assez connue, où Micho trouvera un escargot vivant dans sa salade, classe !


On reprend la route de Clermont-Ferrand, où se déroule ce soir la Rock’n’roll horror nite volume 2 au Velvet (avec Ass Bandit, the Sedated, Las Vegas dead brides et the Asthmatics). Trajet sans encombres, tout le monde pionce dans le camion, jusqu’à Moulins où les blagues grasses reprennent du pouvoir…
On débarque chez nous vers 18h, la salle est à côté de mon appart, donc une fois le matos déchargé j’ai le temps d’aller prendre une douche et me poser 5 minutes avant de retourner au Velvet (mythique lieu clermontois, ayant appartenu à Buck – Real cool killers, et Gilbert – boss entre autres du disquaire indé spliff -, ayant vu passé des pelletées de groupes tous plus bandants les uns que les autres. Le lieu s’est appelé le Sonic Rendez-vous, le Club 3000, ou le Globe et le Velvet à ses heures moins glorieuses). Cette soirée s’annonce très bonne. Les groupes sont tous au taquet, et à l’heure de l’ouverture des portes, du monde est au rendez-vous. Au final, plus vraiment possible de se déplacer à l’intérieur, la centaine de personnes légalement autorisée pour des contraintes de sécurité est multipliée environ par 2,5, on est dans un chaudron, la grand-messe du Rock’n’roll clermontois peut se vanter d’avoir été un succès ! Les groupes ont tous envoyés comme il se devait, j’ai juste vu les trois derniers, aidant à droite et à gauche le reste du temps… Ass Bandit, concert hxc truffé de pain, mais aussi bourré d’énergie. Les suppos en forme et avec le son, et the Asthmatics (anciens Smell of Fox, voire Real cool killers pour certains vieux de la vieille à qui on ne la fait plus) terminent la nuit devant un parterre clairsemé, punk-rock old school plutôt bien foutu ! La fatigue s’empare de moi, je file coucher Billy et Jo, les Suppos repartent pour Marseille sans moi dans quelques heures.

Samedi 17 mars.

Départ pour Lyon, où Nobody Cares, groupe rencontré dans le public lors de notre (= Stetson) dernière virée lyonnaise, nous a invité à jouer au Trokson. On a callés les Suppos par dessus le tout, la soirée s’annonce chaude chaude chaude !
Le premier bassiste des Real Cool Killers évolue dans Nobody cares, un trio punk-rock chanté en français, bien foutu mais encore un peu hésitant. Il joue toujours avec la magnifique Rickenbacker des débuts et son marcel Motörhead, ça fait plaisir de le rencontrer même si l’animal est déjà un peu éméché ! Repas à la bonne franquette, installation, mini-balances, et la cave se remplit assez vite, entres clermontois expatriés, amis lyonnais, et nouvelles têtes. Les suppos commencent (bien) la soirée, ça donne envie de danser, les 3 dates précédentes les ont galvanisés ! Nobody cares font ensuite leur boulot de très belle manière, du punk rock fun, chouette reprise des Beach boys au passage (do you do you do you do you wanna dance ?!), et ce son de basse … Et on finit la soirée devant du monde, concert sympa, les amis font la fête et nous portent, le sol commence à sentir la bière et se fait très glissant. Fin de set avec les suppos, on reprend du Turbonegro et du Motörhead pour l’occasion, dans un gros bordel indescriptible !


La fin de soirée sera assez épique… Une fois le matos rangé chez les clermontoises nous accueillant (dans une graaaande et chouette colloc), on retourne en ville à pieds pour aller boire des coups, et je fais la connaissance d’une jeune allemande en vacances, qui est avec nous par je ne sais quel hasard.
A partir de là je passe en mode cinéma. Discutant de choses et d’autres avec la demoiselle, les gens nous distancent sans que nous nous en rendions vraiment compte. Une fois, deux fois, on les rattrape.
La troisième, on les a totalement perdus de vus, on est sur une grande place lyonnaise, je ne connais absolument pas Lyon (pas plus que ma vacancière…), je suis incapable de retourner à l’appart des filles, et j’ai une envie de pisser incommensurable ! Ah ouais, et j’ai oublié… A l’heure des nouvelles technologies de l’information et de la communication, comme on dit, mon téléphone n’a plus de batterie, donc c’est officiel, on est complètement paumés !

Par chance, on croise les trois Nobody cares complètement raides en train de boire des 8°6, j’arrive donc à leur soutirer un téléphone, j’introduis ma puce (sans aucun jeu de mot salasse), et j’appelle le premier numéro en mémoire (ben ouais, parce que comme je fais pas les choses à moitié, tous mes contacts sont enregistrés sur mon téléphone, et pas sur ma carte sim…). Je tombe sur une des filles qui m’explique où ils sont, on y va avec les Nobodycares, qui finissent par se prendre méchamment la tête en chemin, savoir si oui ou non la Marquise (péniche-boîte de nuit sur laquelle nous nous rendons) est un lieu fréquentable, ce qui me met un poil mal à l’aise…

Au final ils ne viennent pas et se séparent saouls et fâchés (boarp, ils devaient même pas s’en souvenir le lendemain !), on retrouve la moitié des gens (l’autre moitié s’étant désagrégée et retournée à l’appart entre temps, compliqué tout ça…), ça dance, on enchaîne les canons, et je finis la nuit à errer dans les rues et le long des quais de Saône avec ma petite allemande…
Retour à la case départ vers 8h du matin, le temps est radieux, je me suis payé des croissants, et espère ne réveiller personne en arrivant. Une belle banderole en PQ pour m’accueillir réalisée par les artistes que sont Billy et Bounce, et je me rend compte que la porte d’entrée est verrouillée (et s’ouvre à l’aide d’une clé, anyway…). Dadgummit ! Je me résigne à donner un léger coup de sonnette, vite fait…
5 minutes d’attente, rien… Sur la grosse dizaine de personnes qui pionce aux trois étages, y’en a forcément une qui m’a entendu (j’apprend par la suite que mes 3 compères au sein de Stetson, qui dormaient juste au 1er, m’avaient très bien entendu ces enfoirés…). Bref je sonne encore un, voire deux coups…
Et au final c’est une des collocs, assez énervée d’avoir à descendre pour ma gueule le dimanche matin, qui ouvre la porte… Je m’allonge à côté de Junior, le seul à pas faire semblant de dormir en diagonale dans un canap pour pas que je puisse aussi me reposer, et roupille une petite heure seulement, avant le réveil des troupes et le retour sur mont-cler.

Une petite semaine en compagnie des suppositoires de l’enfer qui avait un sacré bon goût de vacances, on remet ça quand vous voulez, c’était classe, bien que mon espérance de vie en ait sûrement pris un bon coup dans les flottantes…
Ils ont sortis leur 3e album en septembre 2007 et viennent d’enregistrer le 4e à L.A. en novembre 2008 (« back in leather », sortie premier semestre 2009).

http://www.myspace.com/thesuppositorz

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