Fraîchement débarqué de Norvège, la reprise de Dive la veille au soir a laissée pas mal de traces… L’envie de se bouger les fesses pour sortir n’est pas présente, mais finalement l’ami Bounce et moi-même nous décidons à nous remuer le fion, la raison l’emporte!
Après donc 4 mois et demi biens calmes niveau shows, reprise en beauté avec cette soirée éclectique mais en restant tout à fait dans les tons de ce que j’écoute.
Je ne connaissais que les ptits gars de Powell à vrai dire. Je découvre donc SHÄDEL, les locaux de l’étape, et leur post rock qui n’a rien de novateur mais est ma foi bien torché! Mes connaissances étant vraiment limitées en la matière, ça m’a rappelé bien sûr Explosions in the sky, mais aussi Microfilm pour les parties avec basse rondouillarde, guitares complémentaires arpégeant par-dessus le tout et samples de dialogues de films (regrettons ici la présence d’aucuns samples en français). Voilà, une bonne surprise quoi, en espérant qu’ils creusent vers quelque chose de plus personnel car le niveau est là, y’à pas de problèmes…
Suit POWELL, quatuor qui a bien fait parlé de lui sur la toile ces derniers mois, avec deux démos/eps et un split récemment sortis chez yr letter records aux côtés de Clumsy, Atomic garden et Down to earth. Je n’y ai pas prêté une oreille plus attentive que ça malheureusement, mais après les avoir vus sur scène je me dis que nous tenons là la relève du rock indé français, incontestablement ! Leur musique est à l’image de leur nom : simple et efficace. J’ai pris une baffe assez vigoureuse, et même si le syndrome «retour de Norvège» joue un peu, mes compères présents ce soir là me disent à peu près la même chose… Powell appui là où ça fait mal : c’est carré à mort, ça larsen, ça chante avec une putain de voix et surtout avec les tripes, ça crie, ça joue putain ! Voilà un groupe inspiré, qui nous rappelle le meilleur de la scène française de ces 15 dernières années autant que des bons groupes de Washington, ou de la scène b-core (label catalan assez incontournable pour ceux qui ne seraient pas au courant). Je ne saurait que dire de plus, si ce n’est que vous devriez aller les voir sur scène au plus vite ; quand à moi j’attend l’album de pieds fermes, je commence même à me pommader le derche parce que ça risque de faire bien mal au cul !
Lourde tâche que de passer après la tornade Powell. S-PAM monte sur la petite scène de l’Escapade sans complexe, le batteur se fout torse poil avant de commencer le show, et on comprend bien vite pourquoi, ça tabasse nom de dieu ! Musique lourde, noire, breaks dans tous les sens, structures intorchables, hahaha qu’est-ce que c’est bon putain ! C’est vraiment fait avec brio, le batteur maîtrise son bordel de façon admirable, de même que le bassiste (bien dérangé) et le guitariste ; j’aurais bien vu du chant là-dessus quand même ! De même qu’un poil plus de présence scénique, même si à l’escapade c’est vraiment pas évident…
Voilà, une superbe soirée, merci à l’orga, bon anniv mamatt le lendemain, et puis bougez vous l’anus clermont-fd, car cette soirée aurait pu ramener bien plus de monde, merde…
http://www.myspace.com/shadelarmada
http://www.myspace.com/powell
http://www.myspace.com/thebandspam
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