dimanche 5 avril 2009

Antelope - reflector


Washington Dc, 2006. Le trio Antelope met en boîte son premier et seul album à ce jour, sous la houlette de Ian McKaye, boss de Dischord records et acteur historique de la scène hardcore et emo (entres autres Minor threat, Fugazi, et aujourd'hui the Evens).

Tout est minimaliste chez Antelope : les compositions, les lignes mélodiques, le son, la voix, l'artwork... Partant d'une base rock classique guitare/basse/batterie, ils incorporent des éléments de musiques hip-hop, électronique, et africaines via des rythmiques atypiques dans l'indie rock actuel.
Contretemps, lignes de basse/guitare répétitives et hypnotiques, voix calmes et linéaires et superpositions de mélodies simples sont les ingrédients utilisés dans chaque chanson. Mais derrière cette apparente simplicité se cache un album et un groupe beaucoup plus complexe qu'il n'y parait, toujours à la recherche d'efficacité, du riff qui fait mouche, et de la suite de notes imparable.
Le moins que l'on puisse dire est que le résultat est à la hauteur de leur ambition : une pièce maîtresse de la discographie dischord, voire de l'histoire du math rock. Leur son est tellement unique qu'il est en devient indéfinissable. N'utilisant quasiment aucun effet, les sonorités sont claires et cristallines, rajoutant encore à la simplicité et à la beauté de cet album. Les influences sont extrêmement larges et fouillées, la plus évidente étant sûrement leur camarades de labels Lungfish.

Mais ces 10 titres souffrent également d'un côté assez froid qui pourra rebuter certains, et a tendance à légèrement s'essouffler sur la longueur, les rythmiques étant souvent similaires d'une chanson à l'autre.

Pour ma part, j'en retiens un album très rafraîchissant et un groupe assez captivant, en espérant que leur hiatus ne dure pas trop longtemps.

http://www.ant3lop3.com
http://www.myspace.com/ant3lop3

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