Niveau première partie on s’attendait à un Elderberries, voire Elegant garage gunners, mais c’est finalement deux groupes éphémères de reprises des copters qui sont montés pour l’occasion (avec du Elderberries, Ass Bandit, et Suppositorz), une sorte de battle, 5 ou 6 morceaux chacuns. Honnêtement les gens jouant dans les deux groupes avaient beau être de bons amis je trouvais le concept à chier et m’attendais à les voir se ramasser sur scène.
Au final c’est moi qui ravale ma salive car ils ont tous bien joués le jeu, ça tiens la route et l’hommage est classe. Le final (2 batteries, 5 guitares, 2 basses, tout le monde chante) est particulièrement réussi, et les hellacopters sont même sur le côté de la scène le sourire aux lèvre et la caméra à la main !
La scène est chaude pour Bloodlights, le nouveau groupe de Captain Poon (chanteur des feux Gluecifer). J’ai un peu écouté leur premier album avant la soirée pour m’imprégner de leur son.
Rock 80’s qui va tout droit, très mélodique, avec des intonations parfois insupportables mais des chansons qui ont le mérite d’être efficaces. Sur scène je m’attendais à quelque chose de plus in your face, mais finalement ça vole pas beaucoup plus haut que l’album : au bout de quatre chansons ça tourne en rond, la voix est toujours aussi relou et les poses que prennent les deux guitaristes n’arrangent pas le tout… (mention spéciale aux passages sur une mini estrade).
Je file dans le hall discuter un peu avec Laurent (batteur Panther Party, guitariste German Housewives et Brand New Hate) qui est venu de Saint-é et que j’avais pas vu depuis un bon moment !
C’est déjà les HELLACOPTERS qui montent sur scène, tout le mondes’est massé devant pour admirer une dernière fois le quintet suédois. Beaucoup de clones présents dans le public d’ailleurs, ainsi que de t-shirts à l’effigie du groupe (le stand a été dévalisé, je voulais me payer le « r’n’r is dead » en vynil à la sortie et j’ai étais trop con car il n’y en avait plus…). Bref.
Le son est monumental –vous attendez pas à une quelconque forme d’objectivité en lisant ce report- et c’est incroyable d’enfin voir ce groupe sur scène ! J’ai tellement écouté leur discographie, des brûlots punk rock’n’roll bien sale de « Supershitty to the max » aux chansons quasi pop de « rock’n’roll is dead », que de les entendre et voir jouer me file un sourire énorme (et je les avais raté quand j’habitais en Norvège, dans un petit club à 15 bornes de chez moi, alors que j’étais en voyage plus au nord pile ce week end là…). Il n’y a pas beaucoup de groupes capables de me filer une telle banane et me faire plaisir dans une salle si inconfortable que la grande coopé.
La setlist tape dans a peu près toute la discographie, Nick Royale est incroyable, une voix, décontraction et facilité dingue, le bassiste (qui pourrait jouer dans les Wailers vu sa coupe de cheveux – et c’est encore un truc qui me faisait aimer les Hellacopters, pas besoin d’être sapé comme Freddy Mercury pour jouer du r’n’r) tricote son manche, un jeu très particulier mais il en met pas une à côté.
Robert Dahlqvist est aussi impressionnant derrière sa 6 cordes, et le batteur martèle bien plus fort en vrai…
Après deux rappels, on a du mal à se dire que c’est la fin. On essaiera de se consoler avec les nombreux side projects et la créativité du boulimique Nick Royale et de ses acolytes (Thunder express, the Solution, Supershit 666, the Hydromatics, …).
Le mot de la fin est pour eux : "There comes a time when a man's gotta choose, A time when you have to decide what to do ; Watcha' gonna do? Well I got better things to do with my time than to sit on my ass and throw pearls before swine (…) Things have been goin' on for much too long, Yeah I've heard it all before and I think I know the song. Gotta get some action now!"
http://www.hellacopters.com/
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